Wim Wenders retire un film après une scène de nudité avec Nastassja Kinski, alors âgée de 13 ans
Le cinéaste allemand cède à la demande de l’actrice, qui réclamait depuis des années la suppression d’une séquence tournée en 1975, et présente ses excuses.

Le cinéaste allemand Wim Wenders a décidé de retirer de la circulation son film « Falsche Bewegung » (Faux Mouvement), sorti en 1975, après des années de controverse autour d’une scène de nudité avec Nastassja Kinski, alors âgée de 13 ans. La fondation Wim Wenders a annoncé que l’œuvre ne serait plus accessible via les plateformes de streaming, de télévision ou de distribution, dans l’attente d’une « solution négociée » avec l’actrice et des experts. Dans un communiqué, le réalisateur a présenté des excuses sans réserve : « En tant que seul responsable du film à l’époque encore en vie, je reconnais qu’elle aurait dû être mieux protégée. Je te demande pardon, Nastassja, sans si ni mais. »
La polémique trouve son origine dans un entretien accordé fin mars par Nastassja Kinski au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. L’actrice, aujourd’hui âgée de 65 ans, y décrivait une séquence de deux minutes où elle apparaissait le torse nu, allongée sur un lit en sous-vêtements, avant qu’un homme plus âgé ne la gifle puis la caresse. Elle affirmait avoir ressenti dès l’adolescence que ce tournage n’était « pas normal » et réclamait depuis des années le retrait de la scène. La médiatisation de cette prise de parole a contraint Wenders à revoir sa position, lui qui, selon certains commentateurs italiens, avait initialement écarté l’idée de modifier le film.
La décision a été largement saluée dans la presse italienne, qui y voit une victoire pour l’actrice et le mouvement #MeToo. « Nastassja Kinski a gagné sa bataille », titraient, entre autres, plusieurs quotidiens de la péninsule, soulignant le revirement d’un cinéaste jusqu’ici réticent à intervenir sur son œuvre. Outre-Manche, The Independent place cette affaire dans le sillage des grandes révisions post-Weinstein, tout en rappelant le statut de Wenders, réalisateur culte de Paris, Texas et des Ailes du désir. En Allemagne et en Suisse alémanique, les médias insistent sur le caractère provisoire du retrait : le film pourrait être de nouveau montré après accord de toutes les parties, ce qui relance le débat sur la conservation du patrimoine cinématographique à l’ère de la sensibilité contemporaine.
Au-delà de l’anecdote, cette affaire interroge la responsabilité des créateurs et des ayants droit face aux œuvres produites dans un contexte autrefois peu regardant sur la protection des mineurs. La posture de Wenders, qui joint l’excuse à l’acte, pourrait faire école, alors que ressurgissent régulièrement des controverses similaires en France ou au Canada à propos de classiques du cinéma. Reste à savoir si la solution « négociée » évoquée par la fondation débouchera sur un remontage du film ou sur son accompagnement par un avertissement. L’issue de cette médiation, suivie attentivement par les professionnels du secteur, esquissera peut-être un modèle pour gérer les contentieux mémoriels touchant au septième art.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La décision de Wim Wenders de retirer 'Faux Mouvement' est accueillie comme un acte de responsabilité tardif mais nécessaire. La légitimité de la demande de Nastassja Kinski de supprimer la scène tournée à 13 ans est reconnue et le débat oscille entre censure et geste de civilisation, avec un large soutien à la modernisation de l'œuvre.
Le réalisateur primé Wim Wenders a retiré son film de 1975 'Faux Mouvement' après la campagne de l'actrice Nastassja Kinski concernant une scène seins nus tournée à l'âge de 13 ans. La fondation a demandé aux partenaires de distribution de cesser tout accès public et Wenders a présenté ses excuses.
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