Washington cible les cryptomonnaies iraniennes pour assécher les Gardiens de la Révolution
Le Trésor américain sanctionne Nobitex et trois autres bourses accusées d’aider le CGRI à contourner les sanctions. Une escalade dans la guerre économique contre Téhéran.

Le Département du Trésor américain a dévoilé, mardi, une série de sanctions ciblant les quatre principales plateformes d’échange de cryptomonnaies iraniennes, dont Nobitex, la plus importante, accusée d’avoir facilité des centaines de millions de dollars de transactions au profit du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et de la Banque centrale iranienne. Cette décision, annoncée par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), s’inscrit dans la campagne dite « Economic Fury », censée accentuer l’asphyxie financière de Téhéran.
Selon les autorités américaines, relayées par le Jerusalem Post et Voice of America, Nobitex aurait traité plus de la moitié des entrées d’actifs numériques en Iran en 2025, permettant au régime de contourner les sanctions internationales. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a évoqué une économie en « chute libre » qui a choisi de « coopter les technologies d’actifs numériques à des fins corrompues ». La presse brésilienne rappelle qu’une enquête de Reuters, publiée en mai, avait déjà mis au jour le rôle central de Nobitex dans un système financier parallèle opérant même pendant les coupures d’internet imposées par le gouvernement.
La presse russe, comme l’agence Interfax, souligne que les sanctions visent également les bourses Wallex, Bitpin et Ramzinex, ainsi que leurs dirigeants. En Iran, les médias réformateurs et proches du pouvoir offrent des lectures divergentes : si Khabar Online reprend sans commentaire le communiqué américain, Donya-e Eqtesad met l’accent sur l’accusation de « facilitation de transactions liées au CGRI », tandis que l’agence Mehr, en langue anglaise, minimise l’impact en rappelant que ces mesures n’entravent pas les « efforts en cours » de coopération régionale. Le site Iran International, basé à Londres, replace ces sanctions dans le contexte plus large des tensions entre Washington et Téhéran, notamment après la suspension des pourparlers indirects en raison de l’offensive israélienne au Liban.
Pour les chancelleries européennes, cette nouvelle offensive financière américaine risque de compliquer une éventuelle relance de l’accord nucléaire de 2015, déjà fragilisé par le retrait unilatéral des États-Unis en 2018. Elle illustre aussi la difficulté croissante à réguler un écosystème crypto mondialisé où les acteurs étatiques peuvent dissimuler leurs flux. À court terme, ces sanctions pourraient isoler un peu plus l’Iran des circuits financiers classiques, mais elles pourraient aussi accélérer le développement de monnaies numériques alternatives, soutenues par la Russie ou la Chine, offrant à Téhéran de nouveaux canaux de contournement. L’implication directe du CGRI, relevée par l’ensemble des sources, renforce la dimension sécuritaire du dossier et rend peu probable un assouplissement sans un accord politique global.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Les États-Unis frappent l'infrastructure crypto iranienne, accusée d'avoir permis au régime et aux Gardiens de la révolution de contourner les sanctions internationales. L'opération est présentée comme un élément central de la campagne de pression maximale qui étrangle l'économie de Téhéran. Quatre plateformes d'échange numériques et leurs dirigeants sont sanctionnés pour avoir recyclé des centaines de millions de dollars au profit d'activités terroristes.
L'Amérique montre à nouveau son visage hostile avec de nouvelles sanctions contre les plateformes iraniennes de cryptomonnaies, fondées sur des prétextes déjà réfutés. L'action unilatérale, annoncée alors que l'on parle de négociations, révèle l'hypocrisie de Washington et sa volonté de poursuivre la guerre économique. Les accusations de liens terroristes ne sont qu'un prétexte de plus pour une énième agression contre l'Iran.
Le Trésor américain a placé sur liste noire la plus grande bourse de cryptomonnaies iranienne et trois autres plateformes, les accusant d'avoir traité plus de la moitié des flux d'actifs numériques du pays et d'avoir facilité des paiements liés aux Gardiens de la révolution. Les sanctions visent également les dirigeants et fondateurs des entreprises. La décision élargit encore le régime restrictif américain contre Téhéran.
Washington punit le principal courtier en cryptomonnaies iranien, l'accusant d'avoir aidé le gouvernement et les institutions étatiques à contourner les restrictions occidentales. Cette énième sanction unilatérale, déclenchée par une enquête journalistique, dévoile la politique interventionniste et moralisatrice persistante des États-Unis. La cible est un système financier parallèle qui aurait brassé des centaines de millions de dollars pour la banque centrale et les Gardiens de la révolution.
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