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dimanche 7 juin 2026 · Édition de 20:00 CET

Vers un super El Niño en 2026 : l’Amérique latine et l’Afrique en état d’alerte

Avec une probabilité de 70 à 80 % d’un phénomène intense, le Brésil et ses voisins préparent des mesures contre les sécheresses et les incendies. Les récoltes de riz et le cacao sont menacés, avec des répercussions mondiales.

Énergie & Climat4 sources2 langues2 min de lectureMàj 22:02

Les projections climatiques les plus récentes confirment la montée en puissance d’un épisode El Niño qui pourrait atteindre une intensité « extra-forte » au second semestre 2026. Selon le Centre national de surveillance et d’alerte des catastrophes naturelles (Cemaden) brésilien, la probabilité d’un tel scénario avoisine 70 %. Face à cette menace, le gouvernement de Brasilia a mis en place une cellule de crise et multiplie les appels à la prévention, redoutant une saison marquée par des sécheresses extrêmes, des incendies de forêt et des précipitations torrentielles.

L’Amérique du Sud apparaît comme l’épicentre des perturbations. La Colombie, le Venezuela et le nord du Brésil, en particulier l’Amazonie, sont exposés à un déficit pluviométrique sévère. La Fédération nationale des riziculteurs colombiens (Fedearroz) a diffusé un guide technique pour anticiper les impacts sur les semis et la fertilisation, alors que l’irrégularité des pluies menace les rendements. Ce tableau de sécheresse s’étend jusqu’à l’Afrique australe, où l’Afrique du Sud, la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe pourraient connaître des conditions similaires.

Au-delà des cultures vivrières, les répercussions touchent des productions d’exportation comme le cacao. La hausse probable des cours du chocolat illustre la manière dont les anomalies climatiques globales se répercutent sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour l’Europe, ces perturbations lointaines ne sont pas sans conséquences : elles accentuent la volatilité des prix des denrées importées et rappellent l’interdépendance des économies face au dérèglement climatique.

Les experts soulignent un parallèle avec les grands El Niño du passé, mais la fréquence accrue des extrêmes météorologiques renforce les craintes d’une crise aggravée. Les organismes de surveillance, de Bogotá à Pretoria, insistent sur la nécessité de plans d’urgence coordonnés. Si la préparation brésilienne tranche avec l’impréparation d’autres pays, la gravité potentielle de l’événement exige une vigilance internationale, surtout dans un contexte où les records de chaleur mondiaux s’enchaînent.

Cette actualité est parue dans

4 sources · 2 langues · fenêtre 24 h

La Opinión7 juin, 18:05
Noticias Argentinas (NA)7 juin, 13:33
CNN Brasil7 juin, 09:24
UOL7 juin, 13:33