Un hiver austral sous le signe d'El Niño : l'Amérique du Sud face à des prévisions climatiques inédites
Le Service météorologique argentin annonce un hiver 2026 plus chaud et pluvieux, alors qu'un possible Super El Niño menace les récoltes brésiliennes et les marchés mondiaux.

Le Service météorologique national (SMN) argentin a publié son pronostic trimestriel pour juin-août 2026, suscitant l'attention bien au-delà de Buenos Aires. Il prévoit des températures supérieures à la normale et des précipitations excédentaires sur une grande partie du territoire, en particulier dans la région métropolitaine. Cette tendance, confirmée par plusieurs médias locaux, rompt avec la rigueur habituelle de l'hiver austral et coïncide avec le retour annoncé d’un phénomène El Niño d’intensité remarquable.
El Niño, oscillation océanique et atmosphérique du Pacifique équatorial, se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface. Selon les experts cités par la presse indienne, la probabilité qu'il se développe d'ici la fin juillet a fortement augmenté, et certains modèles évoquent un « Super El Niño », configuration rare mais dévastatrice. Ce terme informel désigne des épisodes où l'anomalie de température dépasse un seuil critique, perturbant la circulation atmosphérique planétaire. Les conséquences se font sentir sur plusieurs continents, des moussons asiatiques aux régimes de pluies africains, en passant par les hivers nord-américains.
En Amérique du Sud, les effets anticipés sont contrastés. Si l'Argentine pourrait bénéficier d'une douceur relative et d'une humidité favorable aux cultures, le Brésil redoute une baisse significative des rendements agricoles. La presse brésilienne rapporte qu'historiquement, les années de fort El Niño entraînent une chute moyenne de 9 % de la productivité des récoltes, notamment pour le soja, dont le pays est un exportateur clé. À l'inverse, les États-Unis enregistreraient un bond de 123 % de leur productivité, ce qui modifierait l'équilibre des marchés internationaux.
Ces déséquilibres pourraient avoir des répercussions en chaîne sur les prix des denrées alimentaires. Les économies importatrices, en Afrique de l'Ouest francophone ou en Europe, déjà aux prises avec une inflation persistante, surveillent avec inquiétude l'évolution des cours du soja et du maïs. Les analystes brésiliens soulignent que le marché anticipe déjà une volatilité accrue, dans un contexte où les stocks mondiaux restent tendus. Au-delà des considérations agricoles, un Super El Niño amplifierait les extrêmes météorologiques, des inondations en Asie du Sud-Est aux sécheresses en Australie, ce qui pèse sur les chaînes d'approvisionnement globales.
Alors que l'hémisphère sud entre dans la saison froide, les météorologues affinent leurs modèles. La communauté scientifique internationale reste prudente, mais l'accumulation d'indices convergents renforce la thèse d'un événement majeur d'ici 2027. Pour les pays exposés, l'heure est à la préparation de stratégies d'adaptation, qu'il s'agisse de gestion hydrique ou de couverture des risques financiers. Dans un monde interconnecté, le climat du Pacifique tropical n'aura jamais été aussi scruté.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Les services météorologiques argentins ont surpris avec un trimestre plus chaud et pluvieux, signe d'El Niño à 60 % de probabilité. Au Brésil, le super El Niño pourrait peser sur les cours du soja et aggraver les risques pour la récolte nationale, alors qu'il favorise historiquement la production américaine.
Les médias indiens expliquent le phénomène du Super El Niño et soulignent la hausse rapide de la probabilité d'un événement fort d'ici fin juillet, les scientifiques alertant sur des perturbations météorologiques mondiales d'ici 2027. Le ton reste technique, axé sur les mécanismes océaniques et les impacts potentiels sur la mousson.
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