Un cimetière de baleines vieux de 5 millions d’années découvert dans l’océan Indien
La plus vaste nécropole abyssale de cétacés, mêlant fossiles et carcasses récentes, offre une fenêtre inédite sur l’évolution des écosystèmes profonds.

C’est dans les abysses de la zone de fracture Diamantina, au sud-est de l’océan Indien, qu’une équipe internationale vient de mettre au jour le plus grand et le plus profond cimetière de baleines jamais observé. S’étendant sur quelque 1 200 kilomètres à des profondeurs atteignant 7 000 mètres, ce site hors norme abrite à la fois des carcasses récentes et des fossiles vieux d’au moins 5,3 millions d’années, selon une étude publiée dans la revue Nature. La recherche a été menée par l’Institut des sciences et de l’ingénierie des grands fonds de l’Académie chinoise des sciences, avec la collaboration de l’Université de Pise et d’Earth Sciences New Zealand.
Les scientifiques y ont recensé plus de 470 sites fossilifères et cinq carcasses « actives », c’est-à-dire encore en cours de décomposition et nourrissant des communautés biologiques spécialisées. Ces « chutes de baleines » constituent des oasis éphémères dans le désert abyssal, où des espèces uniques se succèdent pour dégrader la matière organique. La présence continue de tels écosystèmes depuis le Miocène offre une occasion rare d’étudier l’évolution de la vie dans les grands fonds sur une échelle de temps géologique.
La presse italienne, relayant l’étude, met en avant l’expertise des paléontologues de l’Université de Pise dans l’analyse des fossiles, tandis que les médias chinois soulignent le rôle pionnier de l’Académie des sciences dans l’exploration des fosses océaniques. En Amérique latine, des journaux comme Excelsior au Mexique et Los Andes en Argentine insistent sur l’ampleur inédite de la découverte, qui « déconcerte les scientifiques » et repousse les limites de la connaissance des abysses. CNN Brasil, pour sa part, rapporte que les chercheurs qualifient le site de « nécropole de baleines », une appellation qui traduit la densité exceptionnelle des vestiges.
Au-delà de l’émerveillement, cette découverte interroge les projets d’exploitation minière des fonds marins dans la région, riche en nodules polymétalliques. Elle rappelle que les abysses, loin d’être des étendues stériles, abritent une biodiversité fragile et des archives paléontologiques uniques. Les travaux futurs pourraient révéler des espèces nouvelles et préciser comment les écosystèmes profonds ont survécu aux changements climatiques passés. Pour la communauté scientifique internationale, cette nécropole est une invitation à repenser la protection des grands fonds avant que l’appétit industriel ne vienne effacer ces pages d’histoire naturelle.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Une équipe internationale, avec des paléontologues de l'Université de Pise, a découvert le plus grand et le plus profond cimetière de baleines dans la zone de fracture Diamantina de l'océan Indien. Le site renferme des carcasses récentes et des fossiles de cétacés vieux de plus de 5 millions d'années, offrant une fenêtre inédite sur les écosystèmes abyssaux. L'étude, publiée dans Nature, constitue une avancée majeure pour la compréhension de la vie en eaux profondes.
Une équipe chinoise de recherche en eaux profondes a mis au jour le site de fossiles de baleines le plus profond et le plus étendu de la planète, révélant que les baleines viennent mourir à cet endroit de l'océan Indien depuis plus de 5 millions d'années. La découverte, publiée dans Nature, souligne les capacités croissantes de la Chine en exploration abyssale et offre une fenêtre unique sur l'évolution à long terme des écosystèmes marins.
Une découverte qui a stupéfié les scientifiques : un immense cimetière de baleines a été trouvé dans les profondeurs de l'océan Indien, avec des fossiles vieux de 5,3 millions d'années. Le site s'étend sur 1 200 kilomètres et repose jusqu'à 7 000 mètres de profondeur, montrant que les océans recèlent encore des secrets capables de surprendre même les experts.
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