Trump refuse toute concession à l'Iran avant un accord de paix formel
Washington ne dégèlera pas les avoirs ni ne lèvera les sanctions avant un accord, tout en écartant le Liban des pourparlers.

Au cœur des négociations entre Washington et Téhéran, un verrou demeure : le dégel des avoirs iraniens et la levée des sanctions économiques. Dans un entretien accordé à l'émission « Meet the Press » de NBC, le président Donald Trump a affirmé qu'aucune de ces mesures ne serait prise avant la conclusion d'un accord de paix. « Cela vient après », a-t-il déclaré, conditionnant toute discussion à un changement de comportement préalable de l'Iran. Cette position, rapportée par l'ensemble de la presse internationale, cristallise le déséquilibre stratégique d'une négociation où Téhéran réclame des garanties immédiates, tandis que Washington exige des résultats concrets. Selon des sources indiennes, les avoirs gelés dépasseraient les cent milliards de dollars, un levier financier que la Maison-Blanche entend conserver jusqu'à un éventuel accord.
Les divergences de traitement médiatique révèlent des préoccupations géopolitiques distinctes. La presse israélienne, notamment le Jerusalem Post, met l'accent sur la dimension libanaise : Trump n'exigerait pas que Beyrouth soit partie prenante à un accord à court terme, alors même que l'armée israélienne bombardait des cibles du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth. Ce même journal rapporte que le président américain aurait affirmé que l'Iran « a concédé ne pas vouloir d'armes nucléaires », suggérant une avancée diplomatique. En Europe, le quotidien suédois Aftonbladet se fait l'écho d'une déclaration plus menaçante : Trump assure connaître les sites d'enrichissement d'uranium iraniens et promet de « le sortir et le détruire », une rhétorique qui contraste avec le ton apaisant affiché par ailleurs. Les médias brésiliens, comme Valor Econômico, insistent sur l'impact économique de cette impasse pour les marchés émergents, reflétant les inquiétudes des puissances du Sud quant à la stabilité des cours pétroliers et des flux financiers.
Ce blocage s'inscrit dans un contexte régional volatil. Le conflit qui oppose Israël au Hamas a franchi la barre des cent jours, un cessez-le-feu fragile étant entré en vigueur début avril, sans que les négociations de fond n'aboutissent. En écartant le Liban des pourparlers, Washington cherche manifestement à isoler le dossier nucléaire des multiples foyers de tension où Téhéran joue un rôle, du Hezbollah aux Houthis yéménites. Cette approche, si elle rassure les Européens qui redoutent un abandon d'Israël en cas d'accord partiel, inquiète néanmoins les capitales francophones, de Paris à Beyrouth, où l'on craint une relégation des intérêts libanais et une déstabilisation accrue de la Méditerranée orientale.
La fenêtre diplomatique semble étroite. L'administration Trump reproduit une logique transactionnelle déjà éprouvée avec la Corée du Nord, où des sommets spectaculaires n'ont pas abouti à une dénucléarisation vérifiable. La question centrale reste de savoir si Téhéran acceptera de négocier sans levée préalable des sanctions, tandis que la menace de frappes sur les installations nucléaires iraniennes, évoquée de manière voilée par le président américain, pèse sur les discussions. Dans ce bras de fer, les partenaires européens et asiatiques, dès lors qu'ils pourraient être affectés par une rupture d'approvisionnement pétrolier ou un embrasement régional, observent avec une inquiétude croissante l'absence de véritable médiation multilatérale.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Trump insiste sur le fait que les avoirs iraniens resteront gelés et les sanctions en place tant qu’un accord de paix n’est pas signé. Il prévient que les pourparlers sont très proches, mais qu’en cas d’échec, l’Iran sera entièrement détruit.
Trump précise qu’il n’exige pas l’inclusion du Liban dans un accord avec l’Iran, tandis que les forces israéliennes frappent des cibles du Hezbollah à Beyrouth. La déclaration fait suite à un cessez-le-feu rejeté par le Hezbollah, soulignant les préoccupations sécuritaires liées à tout accord avec Téhéran.
Trump conditionne toute levée des sanctions au bon comportement de l’Iran, enjoignant à Téhéran de ‘bien se tenir’ et de signer d’abord un accord. Le ton paternaliste se déploie alors que le conflit, dont il avait prédit une fin rapide, reste sans issue.
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