Trêve fragile à Gaza : raids meurtriers et expansion du contrôle israélien
Malgré le cessez-le-feu d’octobre 2025, des frappes israéliennes ont tué au moins 10 Palestiniens dimanche, alors que Netanyahou affirme contrôler 60 % du territoire.

Le dimanche 7 juin, la bande de Gaza a de nouveau été le théâtre de violences meurtrières, en dépit de la trêve conclue huit mois plus tôt. Des frappes aériennes israéliennes ont visé un poste de police à Khan Younès, tuant cinq personnes, et un véhicule civil près de l’école al-Buraq, dans l’ouest de la ville de Gaza, faisant quatre autres victimes. Les secours palestiniens ont d’abord annoncé un bilan de dix morts, mais certaines sources l’ont porté à treize en fin de journée, tandis que plus de trente-cinq blessés étaient recensés. Les tentes de déplacés installées à proximité des zones ciblées rappellent la précarité persistante des centaines de milliers de civils.
Du côté israélien, le premier ministre Benyamin Netanyahou a profité de ce regain de tensions pour durcir le discours. Lors d’une réunion gouvernementale, il a déclaré que l’État hébreu « resserre l’étau sur le Hamas de tous les côtés » et contrôle désormais plus de 60 % du territoire palestinien, avec l’objectif d’atteindre 70 % prochainement. Cette rhétorique d’expansion territoriale, couplée à des opérations qualifiées d’« antiterroristes », intervient alors que les frappes contre les infrastructures de police et les responsables du Hamas se sont intensifiées ces derniers mois, selon des responsables de la sécurité intérieure de Gaza.
Les récits de la journée illustrent un gouffre narratif. Les agences palestiniennes, comme le bureau de la défense civile affilié au Hamas, dénoncent des « massacres » et documentent des frappes sur des zones civiles. Les médias occidentaux, du quotidien canadien Le Devoir au journal italien Domani, insistent sur la rupture quotidienne de la trêve, chaque camp accusant l’autre de violations. La chaîne kényane Citizen TV souligne l’impasse des pourparlers, tandis qu’Al-Monitor rapporte que des efforts de médiation sont en cours en Égypte pour tenter de sauver l’accord.
Au-delà du décompte macabre, ces événements confirment l’enlisement d’un processus de paix déjà moribond. La trêve d’octobre 2025, arrachée sous pression américaine, n’a jamais véritablement pris effet : les incursions israéliennes se poursuivent, le blocus reste étanche et le Hamas maintient sa capacité de nuisance. La revendication par Netanyahou d’un contrôle territorial croissant laisse entrevoir une stratégie d’annexion rampante, rendant illusoire la perspective d’un État palestinien viable. Dans ce contexte, la communauté internationale, absorbée par d’autres crises, semble impuissante à imposer un cessez-le-feu durable, condamnant les Gazaouis à un avenir de ruines et de deuils.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Israel carried out an airstrike on a police station in Gaza, killing five, as Egypt hosts new ceasefire talks to salvage the shaky truce. The attack occurred near a tent camp for displaced families.
Israeli forces killed 13 Palestinians in ongoing strikes, as Netanyahu boasts of controlling 60% of Gaza. The occupation escalates its military operations, snuffing out any hope for peace.
Ten people were killed in Israeli attacks in Gaza, according to health officials, as both Israel and Hamas accuse each other of violating the ceasefire. The strikes targeted a vehicle and a police station, adding to the daily bloodshed.
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