Thomas Partey interdit d’entrée au Canada : le milieu ghanéen forfait pour l’ouverture du Mondial
Accusé de viols au Royaume-Uni, le joueur du Villarreal a été refoulé par les autorités canadiennes. Il manquera le premier match du Ghana face au Panama, une absence qui fragilise les espoirs de la sélection africaine.

Le milieu de terrain ghanéen Thomas Partey ne participera pas au premier match de la Coupe du monde de football, ce mercredi 17 juin, à Toronto. Les autorités canadiennes lui ont refusé un visa d’entrée, en raison des accusations de viols et d’agression sexuelle portées contre lui au Royaume-Uni. La FIFA a confirmé que le joueur, actuellement au Villarreal, resterait à Boston, où le Ghana a établi son camp de base, tandis que ses coéquipiers se déplaceront au Canada. Cette information, d’abord rapportée par la presse ghanéenne, a été largement reprise par les médias internationaux.
Visé par sept chefs d’accusation de viol et un d’agression sexuelle selon la justice britannique, Thomas Partey avait plaidé non coupable à chaque étape de la procédure. Les premières charges remontent à juillet 2025, suivies de nouvelles en février 2026. Le joueur, ancien d’Arsenal, conteste l’ensemble des faits et attend son procès. Pour les observateurs outre-Manche, cette affaire illustre les tensions entre la présomption d’innocence et les mesures administratives prises par des États tiers, qui n’attendent pas l’issue judiciaire.
Le refoulement à la frontière canadienne met en lumière la rigueur des politiques migratoires d’Ottawa pour les personnes sous le coup de poursuites pénales, même lorsque celles-ci sont pendantes à l’étranger. Si la FIFA a confirmé l’impossibilité pour Partey de se rendre au Canada, elle n’a pas commenté sa participation éventuelle aux matchs suivants, prévus aux États-Unis – contre l’Angleterre à Boston le 23 juin, puis la Croatie à Philadelphie. La presse brésilienne, à l’image de CBN, note que le milieu de terrain est un élément clé de la sélection, ce qui rend son absence d’autant plus préjudiciable.
En Afrique, les réactions oscillent entre déception et fatalisme. Les médias ghanéens soulignent le caractère indispensable du joueur dans l’entrejeu, et redoutent que ce contretemps ne pèse sur le parcours de l’équipe dans un groupe L où elle affronte également des adversaires de taille. Plus largement, cette situation pose la question de l’équilibre entre la justice pénale et le droit à exercer sa profession au niveau international. Le précédent pourrait inspirer d’autres pays hôtes de compétitions mondiales, alors que la FIFA insiste désormais sur la transparence des questions disciplinaires.
Cette actualité est parue dans
5 sources · 2 langues · fenêtre 24 h