Se connecter
Édition de 20:00 CETjeudi 11 juin 2026
287 sources · 16 langues77 briefings aujourd'hui
vendredi 29 mai 2026 · Édition de 10:00 CET

SpaceX en Bourse : méga-IPO, ambitions orbitales et tentation du conglomérat

L’introduction en Bourse historique de SpaceX, la possible fusion avec Tesla et l’implication des investisseurs du Golfe redessinent les contours du capitalisme spatial mondial.

Finance10 sources6 langues2 min de lectureMàj 14:10

L’introduction en Bourse de SpaceX, prévue en juin sous le symbole SPCX, s’impose d’ores et déjà comme l’opération financière la plus monumentale de l’histoire, avec une levée de fonds pouvant atteindre 75 milliards de dollars et une valorisation flirtant avec les 2 000 milliards. Dépassant le record détenu par Saudi Aramco, cette méga-IPO interroge autant qu’elle fascine, tant par l’aura d’Elon Musk que par les ambitions technologiques qu’elle sous-tend.

Au-delà de la prouesse boursière, la perspective, évoquée par les premiers investisseurs comme Peter Diamandis, d’une fusion entre SpaceX et Tesla renforce les craintes d’une concentration inégalée du pouvoir économique. Avec des droits de vote privilégiés lui assurant 85 % du contrôle de SpaceX, le milliardaire pourrait verrouiller un conglomérat valorisé à plus de 3 000 milliards de dollars, un scénario que la presse germanophone qualifie de tentation du « tout-puissant » Musk.

Dans les cercles financiers latino-américains, la prudence domine : la question n’est pas tant la qualité intrinsèque de l’entreprise que le prix d’entrée pour les nouveaux actionnaires, déjà grevés par l’euphorie spéculative. Les médias chinois, eux, mettent l’accent sur la mutation stratégique de SpaceX, qui se présente désormais comme un fournisseur d’infrastructures d’intelligence artificielle via des centres de données orbitaux, visant un méta-marché évalué à 28 500 milliards de dollars.

L’intérêt pour cette opération dépasse les seuls cercles technologiques américains. Dans le Golfe, des investisseurs saoudiens comme le prince Al-Walid ben Talal, à travers Kingdom Holding, détiennent déjà une participation de 0,63 % valorisée à plus de 8 milliards de dollars, symbole d’une financiarisation croissante de la nouvelle course spatiale et de l’entrelacement stratégique entre pétromonarchies et capital californien.

Derrière les promesses d’un avenir interstellaire, les comptes de SpaceX rappellent les contradictions du capitalisme de plateforme. Malgré un chiffre d’affaires de 18,7 milliards de dollars en 2025, la société a essuyé une perte nette de près de 5 milliards, plombée par les investissements colossaux dans l’IA et l’acquisition de xAI. De quoi tempérer les projections les plus enthousiastes, alors que s’esquisse une géopolitique du spatial où les milliards privés et souverains redessinent les frontières de l’économie réelle et du pouvoir.

Cette actualité est parue dans

10 sources · 6 langues · fenêtre 24 h

RBK29 mai, 08:33
An-Nahar29 mai, 10:43
El Financiero29 mai, 04:16
Dagens Industri29 mai, 08:37
Perfil29 mai, 02:06
Storm Media29 mai, 10:40
Financial Times29 mai, 08:33
Bloomberg29 mai, 04:15