Le bilan de santé de Trump : entre excellence autoproclamée et zones d’ombre
L’examen médical du président américain le juge apte, mais recommande une perte de poids. Trump vante ses capacités cognitives, tandis que certains médias relèvent des omissions.

La Maison-Blanche a récemment diffusé les résultats de la dernière évaluation médicale de Donald Trump, concluant à une « excellente santé » du président de 79 ans. Le rapport, signé du médecin officiel Sean Barbabella, souligne de « solides fonctions cardiaque, pulmonaire et neurologique » et le déclare pleinement apte à exercer ses fonctions. Pourtant, ce satisfecit s’accompagne d’une recommandation plus terre à terre : un régime, car le dirigeant a pris environ six kilos en un an, affichant désormais 108 kg sur la balance. Donald Trump, lui, a surtout retenu son score parfait de 30 sur 30 à un test cognitif qu’il qualifie d’« extrêmement difficile », allant jusqu’à y voir la marque d’une « intelligence extraordinaire » et à suggérer que tous les candidats présidentiels s’y soumettent.
Au-delà du poids, l’examen clinique révèle des détails qui ont alimenté les commentaires de la presse internationale. Les ecchymoses bleutées sur les mains du président sont attribuées à des « poignées de main fréquentes » combinées à la prise d’aspirine à faible dose contre les risques cardiovasculaires. Une insuffisance veineuse chronique expliquerait de légères enflures aux jambes. Mais le document reste muet sur un épisode cutané qui avait suscité des interrogations en mars : une éruption sur le cou, traitée par une crème dont la nature précise n’a jamais été divulguée. L’omission, relevée par des médias anglo-saxons, s’inscrit dans une longue tradition de communication sélective autour de la santé des présidents américains.
L’angle cognitif, omniprésent dans la communication trumpienne, a été diversement reçu selon les zones géographiques. Les agences russes et arabes ont largement relayé les propos du président, mettant en avant son « génie » autoproclamé, tandis que les regards européens — de la presse suisse alémanique aux journaux italiens — ont davantage souligné les réserves d’experts médicaux, qui jugent le test en question bien trop simple pour mesurer l’intellect et le comparent à un simple dépistage de la démence. Cette divergence éditoriale illustre le clivage entre une adhésion à la rhétorique présidentielle et une approche plus critique sur la fiabilité des indicateurs officiels.
Alors que Donald Trump entame la quatrième année de son mandat, ce bilan de santé réactive le débat sur la transparence et l’instrumentalisation des données médicales. La focalisation sur la performance cognitive, couplée à l’occultation de certains détails physiques, dessine en creux une stratégie de communication maîtrisée, destinée à projeter une image de vigueur inaltérable. Pour les observateurs francophones, de Paris à Bruxelles en passant par Montréal, l’épisode rappelle que la santé des dirigeants reste un enjeu éminemment politique, où la mise en scène le dispute souvent à l’information objective.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Trump se vante des résultats exceptionnels de son examen médical, mettant en avant son score parfait au test cognitif comme preuve d'une intelligence hors du commun, contrairement à son prédécesseur.
Le rapport dépasse le constat officiel d'excellente santé pour s'attarder sur des détails curieux, comme des taches bleues sur les mains dues à des poignées de main fréquentes combinées à l'aspirine, et relève que les traitements cutanés du cou n'ont pas été expliqués.
Bien que l'examen officiel ait déclaré Trump en excellente santé, son médecin lui a recommandé de perdre du poids après avoir pris six kilos. Trump a vanté son score cognitif parfait, mais des experts ont fait remarquer que le test est simple et ne mesure pas l'intelligence.
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