Roland-Garros : la renaissance de Berrettini, un amour du tennis plus fort que les blessures
L'Italien, 105e mondial, a écarté Cerundolo en trois sets lundi, vengeant Jannik Sinner et retrouvant les quarts d'un Majeur pour la première fois depuis quatre ans.

La résurrection de Matteo Berrettini sur la terre battue parisienne s’est confirmée lundi avec une victoire autoritaire sur l’Argentin Juan Manuel Cerundolo (6-3, 7-6, 7-6). À 30 ans, le Romain, classé 105e joueur mondial, n’avait plus atteint les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem depuis près de quatre ans. Son succès, salué par une presse italienne en liesse, prend une dimension particulière : il venge l’élimination précoce de Jannik Sinner, numéro un mondial, tombé au tour précédent face au même Cerundolo, et fait de Berrettini le quart-de-finaliste le moins bien classé à Roland-Garros depuis 2007.
Ce retour au premier plan s’inscrit dans un parcours semé d’embûches. Entre 2021 et 2024, l’Italien a enchaîné les blessures – une opération à la main, des problèmes abdominaux, un moral en berne – qui l’ont tenu éloigné du circuit et ont fait dégringoler son classement. « Le tennis est l’amour de ma vie, sinon je ne serais pas là », a-t-il déclaré après la rencontre, des mots qui résument une détermination sans faille. La presse transalpine, de Libero Quotidiano à Il Giornale, salue un champion « martelant » ses adversaires, quand les médias argentins (La Gaceta, Ámbito Financiero) mettent en avant l’épuisement de Cerundolo, qui avait passé plus de quatorze heures sur les courts depuis le début du tournoi.
L’exploit de Berrettini revêt une forte charge géopolitique au sein de la galaxie du tennis italien. En éliminant le bourreau de Sinner, il redonne le sourire à une péninsule encore sous le choc de la défaite de son prodige. Mais au-delà de la « vendetta », cette performance s’inscrit dans une dynamique collective : un autre Italien, Matteo Arnaldi, pourrait se dresser sur la route de Berrettini en quarts si lui-même bat l’Américain Frances Tiafoe. Un tel duel fratricide offrirait à l’Italie une place garantie en demi-finales et confirmerait l’émergence d’une génération capable de briller sur terre battue, une surface longtemps considérée comme le talon d’Achille du tennis italien.
Avec ce quart de finale, Berrettini, déjà assuré de réintégrer le top 50 mondial, se replace en candidat crédible dans un tableau désormais orphelin de Sinner et de Novak Djokovic. Son parcours incarne une résilience saluée bien au-delà des Alpes : « C’est pour ça qu’on s’entraîne, qu’on lutte », a-t-il lancé au public parisien. Alors que le tennis italien n’en finit plus de surprendre, de la relève incarnée par Sinner au retour de ses glorieux blessés, le chemin de Berrettini éclaire une vérité simple : l’amour du jeu, parfois, suffit à déplacer les montagnes.
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Le rêve de Juan Manuel Cerúndolo à Roland-Garros s'est brisé face à Matteo Berrettini, qui s'est hissé en quarts de finale. L'Argentin a souffert de l'épuisement après sa victoire marathon contre le numéro un mondial Jannik Sinner et n'a pu résister à la puissance de l'Italien.
Matteo Berrettini a vengé la défaite de Jannik Sinner en balayant Juan Manuel Cerúndolo et en se hissant en quarts de finale de Roland-Garros. Le Romain, de retour après des années de cauchemars de blessures, a célébré par un geste de pure passion, déclarant que le tennis était l'amour de sa vie.
L'amour de Matteo Berrettini pour le tennis a porté son retour remarquable en quart de finale d'un Grand Chelem après des années de blessures. L'Italien, ancien sixième mondial tombé au 105e rang, a battu l'Argentin Cerúndolo en trois manches serrées, prouvant que sa passion reste intacte.
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