Roland-Garros frappe fort : 65 000 euros d’amende pour le tennisman paraguayen après des propos sexistes
Vallejo condamné à verser la moitié de ses gains pour avoir déclaré qu’un match devait être arbitré par un homme. La directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, dénonce des propos « inacceptables ».

Roland-Garros a imposé une sanction sans précédent dans l’histoire du tournoi : une amende de 65 000 euros, retenue directement sur les gains du joueur, au Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo. Cette décision, annoncée par la directrice Amélie Mauresmo, fait suite à des propos ouvertement sexistes tenus après sa défaite au deuxième tour face au jeune français Moïse Kouame. La somme représente environ la moitié des 130 000 euros perçus par le joueur pour sa participation, un signal fort envoyé par les organisateurs.
L’affaire remonte à la semaine dernière, lorsque Vallejo, 21 ans, s’est incliné au terme d’un match marathon en cinq sets. Interrogé par le magazine spécialisé Clay, il a estimé que « ce type de match doit être arbitré par un homme, car il est très difficile pour une femme de le faire », ajoutant qu’« il faut beaucoup de force pour s’imposer face à un public intense ». Des commentaires visant l’arbitre brésilienne Ana Carvalho, qui officiait lors de cette rencontre, et qui ont immédiatement provoqué une vague d’indignation dans le monde du tennis.
La Fédération française de tennis (FFT) n’a pas tardé à réagir. Lors d’un point presse à mi-tournoi, Amélie Mauresmo a qualifié ces déclarations d’« inacceptables », soulignant que « ce genre de propos n’a pas sa place ici ». La rapidité et la sévérité de la sanction – la plus lourde jamais infligée à Roland-Garros pour des motifs disciplinaires – reflètent la volonté des instances de ne plus tolérer le sexisme, un mal récurrent dans ce sport. La FFT a confirmé que l’amende serait prélevée directement sur le prize money de Vallejo, une pratique inhabituelle qui accentue le caractère exemplaire de la mesure.
L’écho médiatique a été mondial, avec des nuances selon les aires géoculturelles. Du côté de la presse espagnole, El Mundo a mis l’accent sur le record historique de l’amende et l’origine paraguayenne du joueur, tandis qu’au Mexique, Aristegui Noticias soulignait le caractère « machiste » des propos. Dans le monde anglo-saxon, The Independent et Newsweek ont détaillé les circonstances du match et la réaction de la FFT, rappelant que ce n’était pas la première controverse sexiste dans le tennis. En Inde, The Hindu a présenté l’affaire comme un cas d’école de sanction pour propos discriminatoires, preuve que le sport n’échappe pas aux débats sociétaux. Du côté français, Le Figaro a insisté sur la fermeté de Mauresmo, figure respectée de ce sport.
Cette amende historique pourrait bien marquer un tournant. Alors que le tennis, à l’instar d’autres disciplines, peine encore à éradiquer le sexisme ordinaire, la fermeté affichée par Roland-Garros envoie un message clair. Reste à savoir si cette sanction dissuasive suffira à faire évoluer les comportements, ou si elle restera un geste isolé dans un milieu où les réflexes patriarcaux ont la vie dure. Pour l’heure, la carrière de Vallejo, jeune espoir du tennis paraguayen, pourrait pâtir durablement de cette affaire qui le place au centre d’un débat mondial.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le joueur paraguayen a écopé d’une amende record pour un commentaire sexiste adressé à l’arbitre de chaise. La sanction, la plus élevée jamais infligée à Roland-Garros, équivaut à la moitié de ses gains. Le récit s’attarde sur le montant et ce triste record, sans insister sur la condamnation morale.
L’incident est qualifié de cas inacceptable de sexisme. La presse anglo-saxonne souligne la gravité du commentaire et présente l’amende comme une réponse nécessaire pour défendre l’intégrité et l’égalité dans le sport.
La directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, dénonce les propos misogynes et annonce une amende historique. Le discours de l’Europe continentale insiste sur le fait que de tels comportements ne sont pas tolérés et que la sanction exemplaire reflète la gravité de l’offense.
La presse indienne et sud-asiatique rapporte platement l’amende de 65 000 euros pour propos sexistes. Les détails du match et le commentaire du joueur sont relatés sans y ajouter de jugement éditorial.
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