Prix alimentaires mondiaux : stabilité en mai malgré la poussée des céréales
L’indice FAO s’établit à 130,8 points, en léger recul mensuel. La hausse des céréales et du sucre est compensée par le repli des huiles végétales et des produits laitiers.

L’indice des prix alimentaires mondiaux calculé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est resté quasiment stable en mai 2026, s’établissant à 130,8 points, soit un repli marginal de 0,2 % par rapport à avril. Cette stagnation apparente masque toutefois des évolutions contrastées : les cours des céréales et du sucre ont poursuivi leur ascension, tandis que ceux des huiles végétales et des produits laitiers fléchissaient, la viande restant pour sa part inchangée. Malgré cette stabilité relative, l’indicateur se maintient à un niveau proche de son plus haut depuis janvier 2023 et demeure inférieur de 18,4 % au pic historique de mars 2022.
La pression haussière sur les céréales constitue la préoccupation majeure. L’indice partiel a grimpé de 2,6 % sur un mois, porté par le blé qui enregistre une quatrième hausse mensuelle consécutive. Les mauvaises perspectives de récolte à l’exportation, notamment aux États-Unis, combinées à la flambée des coûts du carburant et des engrais, alimentent cette tendance. Du côté du sucre, les cours ont également progressé, sous l’effet de facteurs climatiques et logistiques. Dans le monde arabe, grand importateur de blé, cette flambée ravive les craintes d’une insécurité alimentaire accrue et de pressions inflationnistes, comme l’ont souligné des observateurs nord-africains.
En revanche, le recul des prix des huiles végétales, pour la première fois cette année, a offert un ballon d’oxygène, notamment aux pays d’Amérique latine, où ces produits occupent une place centrale dans les régimes alimentaires et les chaînes d’approvisionnement. Les produits laitiers ont également vu leurs cotations s’assouplir, signe d’une demande mondiale en demi-teinte. Ces baisses ont compensé la vigueur des céréales et du sucre, expliquant la stabilité d’ensemble de l’indice.
La conjoncture reste néanmoins fragile. Si le léger tassement d’avril a été confirmé, l’indice FAO demeure sous l’influence d’une géopolitique instable, de chocs climatiques à répétition et de la volatilité des coûts énergétiques. Les perspectives à court terme laissent entrevoir une persistance des tensions sur les céréales, tandis que la demande sucrière pourrait se tasser avec l’arrivée de nouvelles récoltes. Pour les pays du Sud, fortement dépendants des importations, la vigilance reste de mise.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'indice de la FAO n'a quasiment pas bougé en mai, témoignant d'un équilibre provisoire des marchés alimentaires mondiaux, mais la hausse des céréales et du sucre incite à la vigilance. Les pays importateurs de la région perçoivent un léger soulagement grâce à la baisse des huiles végétales et des produits laitiers, tout en restant vulnérables aux fluctuations des céréales.
La légère baisse de l'indice FAO n'efface pas le fait que les prix restent proches des sommets triennaux, ce qui soutient les recettes d'exportation des producteurs latino-américains de matières premières. La région perçoit cette stabilité comme une fenêtre pour renforcer ses positions commerciales, tout en surveillant les prévisions de production céréalière révisées à la baisse.
Malgré le repli mensuel de 0,2%, l'indice FAO proche de son plus haut depuis début 2023 inquiète les importateurs du Golfe, préoccupés par la facture des importations alimentaires et l'inflation intérieure. La baisse des huiles végétales et des produits laitiers n'apporte qu'un soulagement limité, car les céréales et le sucre, denrées de base largement achetées sur les marchés mondiaux, ont bondi.
L'indice FAO des prix alimentaires a à peine bougé en mai, masquant un fardeau de dépenses obstinément élevé pour les ménages déjà éprouvés par l'inflation. La légère baisse n'est qu'une maigre consolation face à la hausse des céréales et du sucre, renforçant les craintes d'une inflation alimentaire durable et compliquant les projets d'assouplissement monétaire.
Cette actualité est parue dans
5 sources · 3 langues · fenêtre 24 h