Pays-Bas : un succès laborieux face à l’Ouzbékistan, des doutes avant le Mondial 2026
La victoire néerlandaise (2-1) contre l’Ouzbékistan, acquise sur deux penaltys de Gakpo, n’efface pas les inquiétudes à quelques jours de la Coupe du monde.

Les Pays-Bas ont arraché un succès 2-1 face à l’Ouzbékistan en match amical à New York, mais cette rencontre a surtout mis en lumière les fragilités de l’Oranje avant le coup d’envoi du Mondial 2026. Défaits par l’Algérie quelques jours plus tôt, les hommes de Ronald Koeman ont dû attendre un penalty transformé en fin de match par Cody Gakpo – auteur d’un doublé sur penalties – pour venir à bout d’un adversaire pourtant réputé modeste. La rencontre, disputée à huis clos à l’Icahn Stadium, a basculé dans le money-time : après l’égalisation ouzbèke par Igor Sergeev (90+2) alors que les Néerlandais jouaient à dix, suite à une main délibérée de Guus Til synonyme d’expulsion, Gakpo a offert la délivrance dans les dernières secondes d’un match terne.
La presse asiatique et latino-américaine a souligné la portée limitée de ce résultat. Les médias indonésiens ont décrit une équipe des Pays-Bas dominatrice mais stérile, incapable de concrétiser ses occasions avant de bénéficier des coups de pied de réparation. Du côté colombien, où l’on suit de près l’Ouzbékistan, futur adversaire des Cafeteros pour son entrée en lice au Mondial, le jugement est sévère : le onze de Fabio Cannavaro, déjà battu par le Canada, a affiché une défense disciplinée mais un manque criant de créativité offensive, confirmant les doutes sur son potentiel dans le tournoi. Les commentateurs européens, eux, s’inquiètent de la dépendance néerlandaise à Gakpo et de l’inefficacité d’une attaque privée de Memphis Depay, laissé au repos, tandis que la défense doit composer avec les absences sur blessure de Jurriën Timber et l’incertitude autour du gardien Bart Verbruggen.
L’événement le plus commenté hors du rectangle vert reste le dispositif de sécurité imposé à la délégation ouzbèke à son arrivée au stade. Des médias arabophones et hispanophones ont relayé une vidéo montrant joueurs et staff soumis à un contrôle inédit : détecteurs de métaux, fouille des sacs et présence de chiens policiers. Une procédure jugée disproportionnée par de nombreux observateurs, survenue dans un climat de critiques plus larges visant l’organisation du Mondial nord-américain. Le Sénégal aurait connu un traitement similaire, alimentant un débat sur la militarisation de l’accueil des sélections.
À l’approche du tournoi, ces épisodes renforcent l’impression d’une préparation heurtée. Pour les Pays-Bas, la victoire en forme de soulagement ne dissipe pas les interrogations tactiques ; pour l’Ouzbékistan, la succession de défaites pèse sur la confiance. Mais au-delà du seul résultat, c’est l’atmosphère sécuritaire entourant cette Coupe du monde qui interroge, comme si le spectacle sportif devait désormais composer avec une inquiétude permanente.
Cette actualité est parue dans
10 sources · 4 langues · fenêtre 24 h