OpenAI veut faire de ChatGPT une super-app avant son entrée en Bourse
Le créateur de ChatGPT prépare une refonte majeure pour intégrer agents IA et outils de codage, ciblant les entreprises en prévision d'une IPO en 2026, sur fond de rivalité avec Anthropic.

La société américaine OpenAI prépare la plus vaste refonte de son agent conversationnel ChatGPT depuis son lancement, avec l’ambition d’en faire une « super-application » combinant agents intelligents, outils de programmation et automatisation des tâches. Selon des révélations du Financial Times, relayées par la presse russe [A1][A2], cette transformation vise à séduire une clientèle d’entreprises plus lucrative avant une possible introduction en Bourse (IPO) au second semestre 2026. Le directeur général adjoint d’OpenAI, Tibo Sottio, a confirmé que l’entreprise mise sur des « assistants numériques personnels de nouvelle génération », notamment grâce à Codex, un outil de codage de plus en plus mis en avant.
Cette course à l’IPO s’inscrit dans une compétition acharnée avec Anthropic, son principal rival dans l’intelligence artificielle générative. La presse européenne [A3] souligne qu’Anthropic, créateur du modèle Claude, serait mieux préparé à une cotation en Bourse, dans un contexte de fébrilité des marchés décrit comme « une danse sur un volcan ». Au Brésil comme en Italie [A4][A5], les médias insistent sur le virage commercial d’OpenAI, qui s’éloigne de sa mission originelle à but non lucratif pour conquérir des parts de marché. « La messagerie instantanée est morte », titre un journal italien, rappelant le milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT.
Parallèlement, OpenAI muscle son offre de cybersécurité. Un média indonésien [A6] annonce le déploiement d’un « Lockdown Mode » destiné à protéger les données sensibles contre les attaques par injection de requêtes malveillantes, en désactivant la recherche en ligne et d’autres fonctions connectées. Cette mesure répond aux préoccupations des entreprises, de plus en plus courtisées.
Derrière cette métamorphose se dessine un changement de modèle économique. Aux États-Unis, un analyste [A7] fait valoir que la bataille de l’IA ne portera plus sur la performance des modèles, mais sur la capacité à verrouiller la clientèle. Pour Samuel Colvin, PDG de la start-up Pydantic, les laboratoires comme OpenAI et Anthropic cherchent désormais à maximiser leurs marges bénéficiaires pour séduire les investisseurs, en construisant des écosystèmes dont il est difficile de s’extraire. L’enjeu n’est plus tant la technologie que la dépendance des utilisateurs.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La presse russe rapporte qu'OpenAI restructure ChatGPT en un assistant numérique universel, intégrant agents IA et outils pour des tâches appliquées, en prévision d'une possible introduction en Bourse au second semestre 2026. La transformation est présentée comme un pivot stratégique vers une « superapp » visant à accroître les revenus via les clients professionnels.
La couverture sud-est asiatique met en avant le nouveau « Lockdown Mode » d’OpenAI, destiné à protéger les données sensibles contre les injections de requêtes en désactivant la recherche web en direct. Cette fonction est présentée comme une mesure pragmatique de cybersécurité, reléguant au second plan la transformation en superapp.
La presse italienne raconte la fin du rêve originel d’OpenAI : « le chat est mort », remplacé par une superapp commerciale. Elle retrace la trajectoire du projet à but non lucratif de 2015 jusqu’au milliard d’utilisateurs actuels, avec une ironie amère sur la dérive inévitable vers le profit et le reniement de la promesse de partager l’IA avec tous.
La presse économique anglophone analyse le virage stratégique d’OpenAI, estimant qu’à l’approche d’une introduction en Bourse, les marges bénéficiaires et la fidélisation des clients priment sur la qualité des modèles. ChatGPT ne serait plus le produit phare, mais un simple dispositif pour construire des plateformes professionnelles à fort ancrage.
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