Neymar incertain, Ancelotti inflexible : le Brésil face au doute avant le Mondial
Malgré une blessure au mollet qui menace sa participation, Neymar reste dans le groupe brésilien, Carlo Ancelotti refusant tout remplacement. Un pari risqué à l’aube de la Coupe du monde.

À onze jours de l’ouverture de la Coupe du monde, la Seleção cristallise les angoisses autour de sa plus grande star. Neymar, victime d’une lésion musculaire de grade 2 au mollet droit, voit sa présence à la compétition compromise, mais le sélectionneur Carlo Ancelotti a écarté toute idée de remplacement, affichant une confiance qui tranche avec l’inquiétude perceptible dans la presse brésilienne. Selon des sources proches de la fédération, le staff médical table sur un rétablissement en deux à trois semaines, ce qui pourrait priver l’attaquant de Santos du match d’ouverture contre le Maroc, mais lui laisserait une chance pour la deuxième rencontre de groupe.
Derrière ce discours officiel se cache une réalité médicale plus tourmentée. Les examens ont révélé un œdème conséquent, nécessitant un traitement combinant ultrasons, laser et, selon certains spécialistes, des méthodes interdites en compétition pour accélérer la cicatrisation. La presse sportive a ressorti le spectre de 2014, quand une fracture vertébrale avait écarté Neymar des demi-finales, plongeant le pays dans un deuil footballistique. Aujourd’hui, la perspective d’un Mondial sans son numéro 10, à 34 ans et après une grave blessure au genou en 2023, réactive les doutes sur la dépendance tactique à son égard.
Cette dramaturgie brésilienne contraste avec la sérénité américaine, à l’approche du tournoi que les États-Unis co-organisent. Alors que le défenseur Chris Richards souffre d’une déchirure ligamentaire à la cheville, le sélectionneur Mauricio Pochettino a rassuré en nommant le vétéran Tim Ream capitaine, signe d’une gestion collective des absences. Là où Ancelotti mise sur le génie individuel en refusant de modifier sa liste de 26 joueurs, les Américains affichent une profondeur d’effectif qui minimise l’impact des forfaits.
Au-delà des blessures, ce Mondial s’annonce comme une vitrine technologique, avec de nouveaux outils d’analyse, mais aussi sous la menace de chaleurs extrêmes et de perturbations climatiques. Pour le Brésil, l’enjeu dépasse le seul cas Neymar : il s’agit de démontrer une résilience collective trop rarement observée depuis la dernière décennie. Si l’attaquant venait à manquer, la Seleção serait contrainte de réinventer son animation offensive autour de Vinicius Junior et Raphinha, un défi qu’Ancelotti semble prêt à relever, mais que l’histoire récente invite à aborder avec prudence.
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La presse brésilienne mêle ferveur patriotique et inquiétude autour de la blessure de Neymar. Alors qu'Ancelotti assure que la star sera disponible pour le premier ou deuxième match du Mondial, les médias locaux évoquent le traumatisme de 2014 et décrivent les traitements de pointe. Le match d'adieu au Maracanã symbolise une Seleção qui mise sur l'espoir du sixième sacre malgré les incertitudes.
Les médias d'Asie du Sud-Est présentent la blessure de Neymar comme une menace pour la préparation du Brésil, soulignant le risque de son absence lors des premiers matchs. Malgré les assurances d'Ancelotti qu'il ne remplacera pas le joueur, une inquiétude persiste quant aux chances de la Seleção. L'attention se porte aussi sur d'autres blessures, comme celle du défenseur américain Chris Richards, renforçant un climat d'incertitude avant le Mondial.
La presse du Levant arabe et du Maghreb rapporte avec un détachement technique les propos d'Ancelotti sur la présence probable de Neymar face au Maroc en match d'ouverture. L'accent est mis sur la confiance du technicien italien qui prévoit un retour pour la première ou deuxième rencontre, sans alarmisme. L'article garde un ton factuel en mentionnant le rapport médical initial et le programme de récupération supervisé par la fédération brésilienne.
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