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lundi 8 juin 2026 · Édition de 20:00 CET

NBA : Trump hué au Madison Square Garden sous très haute sécurité

Le président américain, premier chef d’État en exercice à assister à une finale NBA, a été hué lundi soir au Madison Square Garden, où un périmètre de sécurité draconien a gâché la fête des supporteurs new-yorkais.

Sport18 sources4 langues3 min de lectureMàj 03:20

L’image a rapidement fait le tour des télévisions du monde entier : Donald Trump, tout juste entré dans une loge privée du Madison Square Garden, saluant la foule pendant l’hymne national, et aussitôt submergé par une vague de huées. Le président des États-Unis était l’invité de Jim Dolan, propriétaire milliardaire de la franchise new-yorkaise et donateur de ses campagnes, venu assister au match n°3 des finales NBA entre les Knicks et les San Antonio Spurs. Pour ses partisans, cette visite « historique » – celle du premier président en exercice à une finale – illustrait l’attachement du natif du Queens à sa ville ; pour une large part du public et des médias américains, elle fut surtout perçue comme une intrusion politique dans une fête sportive que New York attendait depuis vingt-sept ans.

Les mesures de sécurité déployées ont donné à l’événement des allures d’état de siège. Autour du Garden, un vaste périmètre de blindage a été dressé, annulant une « watch party » en plein air, tandis que les fans devaient se soumettre à des contrôles dignes des aéroports. La presse brésilienne et portugaise décrit des files d’attente interminables, des labyrinthes de barrières métalliques et un mécontentement palpable. La publication argentine <i>La Nación</i> insiste sur l’effet « douche froide » pour les supporteurs, tandis que <i>El Espectador</i> note que Manhattan, cœur vibrant de la culture américaine, a été temporairement transformé en camp retranché.

Les réactions sur place ont été à la mesure de la tension. Un joueur des Spurs, De’Aaron Fox, a déploré les « inconvénients pour tout le monde », avant que son propre entraîneur, Mitch Johnson, ne minimise ces propos en conférence de presse. Des fans interrogés par MSNBC ont évoqué la « malchance » que la présence présidentielle pourrait porter aux Knicks, en quête de leur premier titre depuis 1973. La presse française (<i>Le Figaro</i>) replace l’épisode dans un contexte plus large de violences : une attaque au couteau perpétrée la veille en gare de Penn Station a accentué l’impression d’une ville sous tension, renforçant d’autant le dispositif policier autour d’une finale déjà exceptionnelle par son enjeu sportif.

L’événement révèle en creux le rapport ambivalent entre la métropole new-yorkaise et l’ex-président reconverti en chef d’État. New York, bastion démocrate où Trump reste largement impopulaire, a d’abord vibré pour le retour des finales NBA à domicile, avant de se heurter au rappel brutal de la réalité politique. Les médias latino-américains, de <i>Reforma</i> à <i>Aristegui Noticias</i>, ont largement relayé les huées, y voyant le symbole d’une fracture persistante entre l’establishment washingtonien et les grandes métropoles côtières. Les télévisions brésiliennes, de leur côté, soulignent la dimension prosaïque de cette visite : pour le commun des spectateurs, la « star » n’était pas le président mais le match, sacrifié sur l’autel d’une sécurité jugée excessive.

Cette actualité est parue dans

18 sources · 4 langues · fenêtre 24 h

Forbes8 juin, 18:08
Le Figaro8 juin, 19:08
La Nación8 juin, 17:08
MSNBC8 juin, 23:13
El Espectador9 juin, 01:14
Reforma9 juin, 02:54
El Norte9 juin, 02:54
NBC News8 juin, 23:14