Mondial 2026 : le Mexique et la Corée du Sud s’imposent, un groupe A sous haute tension
Le pays hôte a battu l’Afrique du Sud (2-0) lors d’un match marqué par trois expulsions, tandis que la Corée du Sud a renversé la République tchèque (2-1). Shakira et Burna Boy ont illuminé la cérémonie d’ouverture.

La Coupe du monde 2026 s’est ouverte jeudi sous le signe de la démesure et de la tension. Au stade Azteca de Mexico, une cérémonie d’ouverture éclatante, portée par la star colombienne Shakira et le Nigérian Burna Boy, a donné le coup d’envoi d’un tournoi qui revient au Mexique pour la première fois depuis 1986. Les organisateurs ont dû surmonter d’importants défis – rénovations d’infrastructures, manifestations et inquiétudes sécuritaires – mais la ferveur populaire a momentanément relégué ces difficultés au second plan.
Dans la foulée, le Mexique a dominé l’Afrique du Sud (2-0) lors d’un match d’ouverture historique à plus d’un titre. Julián Quiñones a ouvert le score dès la 9e minute, et Raúl Jiménez, six ans après une fracture du crâne qui avait menacé sa vie, a scellé la victoire, offrant au Tri son premier succès en match inaugural de Coupe du monde après sept échecs. La rencontre a toutefois basculé dans le chaos : l’arbitre brésilien Wilton Pereira Sampaio a expulsé trois joueurs – Sphephelo Sithole et Themba Zwane côté sud-africain, puis le capitaine mexicain César Montes – un record pour un match de Mondial depuis 2006. Cette issue a suscité des lectures contrastées : les médias indonésiens ont souligné la portée symbolique de la première victoire mexicaine, tandis que la presse persane a mis l’accent sur la controverse arbitrale.
Quelques heures plus tard à Guadalajara, la Corée du Sud a signé une remontée spectaculaire face à la République tchèque (2-1). Menés au score, les Asiatiques ont renversé la situation grâce à Hwang In-Beom puis Oh Hyeon-Gyu, s’emparant de la tête du groupe A aux côtés du Mexique. Les supporters mexicains, déjà en liesse, ont célébré ce doublé à travers le monde, tandis que les médias américains saluaient la résilience sud-coréenne.
Ce premier jour illustre la complexité géopolitique d’un Mondial co-organisé par trois nations nord-américaines. Si le Canada, partenaire francophone, n’entrera en scène que plus tard, la dimension multiculturelle de la cérémonie – entre Amérique latine, Afrique et Asie – a rappelé la vocation universelle du football. Les difficultés logistiques et les protestations sociales évoquées par la presse anglophone rappellent que l’euphorie sportive coexiste avec des tensions bien réelles. La suite du groupe A, avec un Mexique en position de force mais sous pression, et une Corée du Sud revigorée, promet des affrontements riches en narrations croisées, où chaque but sera lu à l’aune des histoires nationales et des regards médiatiques pluriels.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La couverture européenne a souligné le contraste entre l'inauguration festive et les manifestations à l'extérieur du stade Azteca, se concentrant sur le record de trois cartons rouges et les défis sécuritaires. La victoire du Mexique a été rapportée mais éclipsée par des problèmes disciplinaires et un sentiment de malaise. Dans l'ensemble, le ton était mesuré, notant à la fois l'excitation et les tensions sous-jacentes.
Les médias latino-américains ont célébré la première victoire d'ouverture du Mexique dans l'histoire de la Coupe du monde, mettant en avant les buts de Quiñones et Jiménez. La couverture était fière et triomphante, soulignant la domination de l'équipe et la joie des supporters. Le rapport a également noté la remontée de la Corée du Sud, louant l'esprit compétitif du groupe.
La couverture africaine a mis en lumière la cérémonie d'ouverture spectaculaire et la victoire du Mexique, mais a également abordé les défis organisationnels, notamment les protestations et les mises à niveau de sécurité. Le rapport a trouvé un équilibre entre l'enthousiasme pour le tournoi et une reconnaissance sobre des obstacles rencontrés par les hôtes. L'accent est resté sur le football, avec une vision nuancée du contexte plus large de l'événement.
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