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vendredi 5 juin 2026 · Édition de 06:00 CET

Mondial 2026 : l’Iran face à l’épreuve d’un Mondial en guerre avec les États-Unis

Alors que Téhéran est en conflit armé avec Washington et Israël, les footballeurs iraniens s’entraînent en Turquie et éliront domicile à Tijuana, grâce au soutien de Mexico.

Sport6 sources3 langues3 min de lectureMàj 08:39

Alors que le coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026 approche, un scénario sans précédent dans l’histoire du tournoi se profile : l’équipe nationale iranienne devra évoluer sous la bannière d’un pays en guerre ouverte avec le principal hôte, les États-Unis, et son allié israélien. Depuis le déclenchement des hostilités le 28 février dernier, les préparatifs de la sélection perse se sont mués en un véritable parcours d’obstacles diplomatiques et logistiques. Faute de visas américains jamais octroyés, et face à l’hostilité manifeste de l’administration Trump, les joueurs ont établi leur camp de base en Turquie avant de se replier sur la ville frontalière de Tijuana, au Mexique – d’où ils rallieront leurs différents lieux de match.

« Pour être honnête, ce n’est pas facile », a confié le milieu de terrain Saeid Ezatolahi lors d’entretiens accordés à l’Associated Press, largement relayés par les titres latino-américains. Le vétéran de 29 ans, qui disputera son troisième Mondial, reconnaît que la guerre et l’incertitude pèsent sur la concentration du groupe. La presse argentine et mexicaine insiste sur la résilience d’une équipe qui cherche à offrir, selon les mots d’un joueur, « de la joie à [son] peuple ». Mais cette détermination se heurte à une réalité crue : les frappes, quoique suspendues par un fragile cessez-le-feu depuis avril, continuent d’émailler le quotidien en Iran.

Face à ces vents contraires, la diplomatie s’est invitée au cœur du sport. Mehdi Taj, président de la fédération iranienne de football et ancien commandant des Gardiens de la révolution, multiplie les sommets avec la FIFA pour arracher la participation de son équipe – n’hésitant pas à désigner des responsables à ces complications, selon une rare interview rapportée par les médias argentins. Parallèlement, le rôle de bouée de sauvetage endossé par Mexico a été publiquement salué par l’ambassadeur iranien au Mexique, Abolfazl Pasandideh, qui a déclaré sur place : « Les bons amis se reconnaissent dans les moments difficiles ». Un geste qui, aux yeux de la presse mexicaine, scelle une alliance pragmatique entre un pays du Sud global et une République islamique sous sanctions.

Cette configuration inédite interroge la capacité de la FIFA à gérer les conflits entre nations membres, et rappelle que le sport n’est jamais hermétique aux fractures géopolitiques. Alors que les projecteurs du monde entier se tourneront vers l’Amérique du Nord, la présence iranienne sous le maillot de l’équipe nationale, mais en dehors du territoire états-unien, pourrait constituer un précédent lourd de sens. Pour Téhéran, chaque match sera à la fois une compétition et une affirmation de souveraineté sur une scène mondiale hostile.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Stampa latinoamericana · bolivariana_progressistaStampa indiana e sudasiatica
Stampa latinoamericana/ bolivariana_progressistaallarmeurgenzavittimismo

La presse latino-américaine dépeint la lutte de l'équipe iranienne pour participer à la Coupe du monde alors que le pays est en guerre avec les principaux hôtes. Les joueurs avouent la difficulté émotionnelle, mais soulignent qu'ils jouent pour apporter de la joie à leur peuple. Le Mexique apparaît comme un ami solidaire, offrant un camp de base à Tijuana, un geste que l'ambassadeur iranien résume par 'les bons amis se reconnaissent dans les moments difficiles'.

Stampa indiana e sudasiaticascetticismodistacco

La presse indienne et sud-asiatique souligne le paradoxe sans précédent d'une équipe participant à une Coupe du monde alors que son pays est en guerre contre la nation hôte. Les visas américains étant toujours en attente, l'équipe s'entraîne en Turquie, les attaques sporadiques se poursuivant malgré le cessez-le-feu. Le ton est détaché et analytique, centré sur l'anomalie historique et les inconnues logistiques.

Cette actualité est parue dans

6 sources · 3 langues · fenêtre 24 h

Excelsior5 juin, 00:17
Prothom Alo4 juin, 20:15
TN (Todo Noticias)4 juin, 21:17
Clarín4 juin, 22:18
El Financiero4 juin, 20:16
Liberty Times5 juin, 06:55