Lord’s : le retour miraculeux d’Ollie Robinson sauve l’Angleterre
Écarté depuis 2023, Ollie Robinson a pris trois guichets dans son premier over, permettant à l’Angleterre de dominer la Nouvelle-Zélande (61/6) après un effondrement anglais à 140. Retour triomphal et ironie mondiale.

Le premier jour du test-match entre l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande à Lord’s, ce 4 juin, restera comme celui du retour fracassant d’Ollie Robinson. Écarté pendant plus de deux ans des sélections anglaises pour des raisons de condition physique et de discipline, le lanceur de 30 ans a connu une réintégration de rêve. Alors que l’Angleterre venait d’être piteusement éliminée pour 140 courses en première manche, Robinson a retourné le match dès son premier over, prenant les guichets de Devon Conway, Kane Williamson et Rachin Ravindra en quatre balles. Une ovation indescriptible a salué ce triplé historique, plongeant le Lord’s dans une liesse que la presse britannique a qualifiée d’« électrique ». L’intéressé, visiblement ému, confiera plus tard : « Mes jambes étaient engourdies ». Ce come-back éclatant efface deux années de doutes et de mise à l’écart par le duo Ben Stokes-Brendon McCullum.
Cette performance individuelle a permis aux Anglais de reprendre l’avantage, la Nouvelle-Zélande terminant la journée à 61 pour 6, soit 79 courses de retard. Outre Robinson (4 guichets pour 10 runs), les lanceurs Gus Atkinson et Josh Tongue ont également brillé, confirmant la domination du bowling anglais évoquée par la presse bangladaise. Côté néo-zélandais, seul Daryl Mitchell (12 runs) a atteint la barre des dix. Pourtant, les Kiwis avaient eux-mêmes réalisé une excellente première partie de journée, Kyle Jamieson signant un cinq guichets dévastateur. Ce renversement de situation illustre la nature imprévisible du test cricket, où les effondrements se succèdent.
Sur les réseaux sociaux, l’humour n’a pas manqué. Le compte parodique Iceland Cricket a raillé l’Angleterre en postant : « Vous pouvez retirer Zak Crawley de l’équipe physiquement, mais son esprit est toujours là ». Une pique qui visait l’incapacité chronique des batteurs anglais à construire des manches, malgré les changements de sélection – Crawley et Ollie Pope ayant été écartés pour cette série. La presse indienne s’est fait l’écho de cette ironie mordante, signe que la débâcle anglaise n’a pas échappé à un public mondial avide de spectacle et de dérision.
Au-delà de l’exploit personnel, ce premier jour interroge sur la capacité de l’Angleterre à tourner la page après des Ashes désastreux. Si la presse britannique insiste sur la rédemption et le suspense, les médias du sous-continent y voient surtout une démonstration de la fragilité technique des deux équipes face à des conditions de jeu difficiles. Ollie Robinson, héros du jour, devra confirmer dans les prochains jours pour espérer inscrire durablement son nom dans une équipe en reconstruction. Le test de Lord’s, déjà riche en rebondissements, promet une suite haletante.
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