Liban : négociations fragiles et escalade meurtrière des frappes israéliennes
Les attaques sur le sud du Liban ont tué un enfant et décimé le personnel soignant, alors que Washington tente une médiation entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Un enfant fait partie des cinq morts recensés mardi lors des raids israéliens sur le sud du Liban, selon le ministère libanais de la Santé, qui dénombre aussi 48 blessés. Ces frappes, environ trente objectifs visés d’après l’agence nationale libanaise NNA, répondaient à des tirs de projectiles du Hezbollah dans la nuit. L’offensive s’est poursuivie alors même que s’ouvrait à Washington une nouvelle session de pourparlers entre délégations libanaise et israélienne, sous l’égide des États-Unis. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé que sans « l’obstacle du Hezbollah », un accord de paix pourrait être conclu « dès demain ».
Le bilan humain s’alourdit au fil des semaines, en particulier parmi les personnels de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a vérifié près de 190 attaques contre des infrastructures sanitaires depuis le 3 mars, début de cette nouvelle confrontation. Ces assauts ont causé la mort de 128 soignants et blessé 332 autres personnes, a précisé le représentant de l’OMS au Liban. La dernière frappe meurtrière a visé l’hôpital Jabal Amel, à Tyr, faisant au moins 86 blessés, dont des médecins et des patients. Onze attaques ont été enregistrées rien que durant la semaine écoulée.
Cette quatrième session de négociations, parrainée par Washington, n’a donné lieu à aucune déclaration officielle des participants. Elle intervient après les promesses d’apaisement de Donald Trump, rapidement contredites par la réalité du terrain. Les médias canadiens rapportent que les diplomates israéliens et libanais, qui n’entretiennent pas de relations officielles, se sont rencontrés au département d’État. L’administration américaine impute l’échec à l’influence du Hezbollah pro-iranien, mais la presse asiatique relaie la disponibilité du mouvement chiite à observer un cessez-le-feu si Israël cesse ses attaques.
La lecture de ces événements diffère selon les zones géographiques : les médias nordiques et canadiens insistent sur les efforts diplomatiques, tandis que la presse latino-américaine et asiatique met en lumière le coût humain en infrastructures civiles. Cette divergence reflète une fracture plus large dans la perception du conflit, entre la recherche d’une issue négociée et la dénonciation des violations du droit humanitaire. À moins d’un changement de dynamique sur le terrain, la perspective d’une paix rapide semble compromise par la logique même de l’escalade militaire.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Alors que Washington tente de négocier une trêve, Israël maintient ses frappes au Liban sud. Le chef de la diplomatie américaine attribue au Hezbollah la responsabilité de l'absence d'accord de paix. Les pourparlers se poursuivent avec des délégations israélienne et libanaise séparées.
Un enfant figure parmi les cinq morts des attaques israéliennes dans le sud du Liban. La frappe a également touché l'hôpital gouvernemental de Tebnine, blessant un médecin et cinq employés. Selon des sources libanaises, une trentaine d'objectifs ont été visés en une seule journée.
L'aviation israélienne a frappé une voiture sur la route de Khaldeh, près de Beyrouth, alors que des pourparlers de paix étaient en cours. À Tebnine, cinq civils, dont un enfant, ont été tués et le personnel hospitalier blessé, dans ce que le ministère de la Santé qualifie d'énième attaque de l'ennemi israélien contre des établissements de santé. Les raids se poursuivent malgré les négociations à Washington.
En trois mois d'escalade, les attaques israéliennes au Liban ont tué 128 travailleurs de la santé et blessé plus de 330 autres, selon l'OMS. Près de 190 établissements de santé ont été touchés, privant la population de soins essentiels. L'organisation dénonce une violation systématique du droit humanitaire et exige l'arrêt immédiat des attaques.
Cette actualité est parue dans
6 sources · 4 langues · fenêtre 24 h