Le retard de Blue Origin après l'explosion du New Glenn ébranle le programme Artemis
Les réparations du pas de tir endommagé pourraient durer jusqu'en 2028, selon la NASA, menaçant la compétition spatiale et les ambitions lunaires américaines.

L'explosion spectaculaire de la fusée New Glenn de Blue Origin lors d'un essai moteur au sol la semaine dernière a provoqué des dégâts bien plus lourds qu'initialement estimé. Jared Isaacman, administrateur de la NASA, a confié à la chaîne CNBC que la remise en état du pas de tir pourrait s'étendre jusqu'en 2028, un calendrier qui fragilise les projets spatiaux américains. Cet incident, survenu alors que le véhicule était fixé à la tour de lancement, a pulvérisé en une boule de feu l'unique plateforme de la société de Jeff Bezos, soulevant des doutes sur la capacité de Blue Origin à respecter ses engagements.
La presse internationale s'est rapidement emparée des implications commerciales et stratégiques. En Israël, le Jerusalem Post met l'accent sur la bataille des constellations de satellites : le lanceur lourd New Glenn est au cœur du projet Kuiper d'Amazon, censé concurrencer Starlink de SpaceX. Ce nouveau contretemps risque de renforcer la position dominante de l'entreprise d'Elon Musk, déjà omniprésente dans les contrats de lancement et le transport d'équipages vers la Station spatiale internationale.
Les journaux suédois Dagens Industri et Aftonbladet, en relayant les propos du dirigeant de la NASA, soulignent l'inquiétude qui gagne les partenaires internationaux. Le programme Artemis, auquel l'Agence spatiale européenne (ESA) collabore activement — notamment pour le module de service Orion —, voit son échéancier menacé. Le retard accumulé par Blue Origin complique l'ambition américaine d'envoyer des astronautes sur la Lune d'ici 2027, un objectif déjà sous pression face aux avancées chinoises.
La Russie, à travers le quotidien économique Vedomosti, insiste sur le délai de deux ans jugé « possible » par la NASA, une critique implicite de la fiabilité de l'industrie spatiale américaine. Moscou, qui multiplie les partenariats avec Pékin autour d'une base lunaire conjointe, observe ces déboires avec une certaine satisfaction géopolitique. L'explosion du New Glenn, sans faire de victimes, fragilise l'image de Blue Origin au moment même où elle doit démontrer sa capacité à rivaliser avec SpaceX et à fournir un accès à l'espace pour les institutions fédérales.
Alors que l'enquête ne fait que commencer, l'attention se porte sur les conséquences à long terme. Le patron de la NASA appelle à ne pas céder à la panique : « Nous voulons vraiment voir Blue Origin réussir », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant la nécessité de comprendre l'origine de l'échec. La restauration du pas de tir, qui pourrait traîner jusqu'à la fin de la décennie, offre à SpaceX un boulevard pour asseoir sa suprématie, tandis que les alliés occidentaux s'interrogent sur la résilience du retour américain sur la Lune.
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La NASA prévient que les réparations suite à l'explosion de la fusée lunaire New Glenn de Blue Origin pourraient durer jusqu'en 2028. Le pas de tir a été gravement endommagé, mais le chef de l'agence spatiale américaine affirme vouloir que l'entreprise de Jeff Bezos se relève et réussisse.
Aux États-Unis, on estime que la remise en état du pas de tir après l'explosion de la lourde fusée New Glenn prendra environ deux ans, peut-être jusqu'en 2028. La détonation a eu lieu lors d'un essai moteur du lanceur du milliardaire Jeff Bezos. La NASA dit vouloir aider Blue Origin à réussir et réalise une analyse des causes profondes.
L'explosion spectaculaire de la géante fusée New Glenn de Blue Origin lors d'un essai à feu a gravement endommagé le pas de tir. Selon l'administrateur de la NASA, les réparations pourraient prendre un 'temps sérieux', avec 2028 comme horizon réaliste. Malgré la colossale boule de feu, l'agence est déterminée à soutenir Blue Origin et analyse les causes de l'incident.
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