Le procureur de la CPI Karim Khan suspendu pour inconduite sexuelle, le sort entre les mains des États membres
Accusé de harcèlement, le Britannique Karim Khan est mis à l'écart dans l'attente d'un vote de l'Assemblée des États parties, un séisme pour la Cour pénale internationale.

Le Bureau de l'Assemblée des États parties de la Cour pénale internationale (CPI) a suspendu avec effet immédiat, lundi 8 septembre, le procureur en chef Karim Khan, à la suite d'une enquête interne de dix-huit mois sur des accusations d'inconduite sexuelle. La décision, qualifiée d'historique par des observateurs de La Haye, renvoie le dossier devant les 125 États membres, qui devront trancher lors d'une session extraordinaire convoquée « dans les meilleurs délais » – un scrutin qui déterminera si l'architecte des mandats d'arrêt contre Vladimir Poutine et Benyamin Netanyahou demeure en poste [A6][A12][A2].
Les griefs, signalés par une collaboratrice du bureau du procureur, portent sur des relations sexuelles non consenties avec une avocate de son entourage, survenues au siège même de la Cour. Si Khan a toujours nié ces allégations, dénonçant une campagne de diffamation, l'instance exécutive composée de vingt et un pays a estimé à une majorité qualifiée que les faits constituaient une « faute grave » [A1][A7][A3]. La presse italienne, d'Open à Il Post, insiste sur le caractère inédit de la suspension d'un procureur en exercice – une première pour l'institution – tandis que les médias iraniens, comme Radio Farda et BBC Persian, y voient une épreuve de crédibilité pour une juridiction souvent accusée de deux poids, deux mesures [A6][A9][A10].
Au-delà de l'affaire personnelle, c'est l'équilibre géopolitique de la CPI qui est bousculé. Karim Khan incarnait une ligne offensive, osant viser des dirigeants de grandes puissances. Les quotidiens britanniques et le Jerusalem Post rappellent que ses avocats qualifient la procédure d'« illégale et inéquitable », soulignant qu'aucune preuve n'a été rendue publique [A5][A4]. La presse africaine anglophone, à l'image de Premium Times, met l'accent sur la longue gestation de l'enquête – deux ans – et le rôle du Mécanisme de contrôle indépendant, signalant une volonté de transparence mais aussi les fragilités d'un processus disciplinaire qui pourrait affaiblir la Cour au moment où elle traite les dossiers ukrainien et palestinien [A3][A11].
L'Amérique latine, de CNN Brasil à Aristegui Noticias, répercute le communiqué du Bureau qui précise que « cette suspension n'est pas indicative de l'issue finale », tout en relevant l'onde de choc dans une organisation dont l'autorité morale repose sur l'exemplarité [A1][A8]. L'issue dépend désormais d'un vote politique des capitales, où les clivages Est-Ouest et Nord-Sud pourraient peser davantage que les seuls éléments à charge. Pour beaucoup, la CPI joue là une partie de sa légitimité, au cœur d'un monde où la justice internationale est plus que jamais instrumentalisée.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La suspension du procureur en chef de la CPI, Karim Khan, pour des accusations de harcèlement sexuel aggrave la crise institutionnelle de la cour, déjà sous pression des États-Unis et d'Israël en raison de ses enquêtes sur les crimes dans les territoires palestiniens. Cette décision intervient à un moment critique, susceptible de compromettre la crédibilité des investigations, y compris les mandats d'arrêt contre Poutine et Netanyahu. Certains observateurs estiment que ces accusations pourraient s'inscrire dans une campagne de désinformation visant à affaiblir le procureur.
Le procureur en chef de la CPI, Karim Khan, a été suspendu dans l'attente d'un vote des États membres, à la suite d'une enquête sur des accusations de harcèlement sexuel. La décision a été prise par le bureau exécutif de l'organe directeur après une enquête disciplinaire de 18 mois. Il revient désormais aux 125 États membres de statuer lors d'une session extraordinaire sur son éventuelle destitution.
Le procureur en chef controversé de la CPI, Karim Khan, a été suspendu avec effet immédiat pour des allégations de mauvaise conduite sexuelle, une mesure disciplinaire sans précédent. L'avocat britannique, connu pour ses enquêtes très médiatisées, nie tout acte répréhensible et attend le vote des États membres sur son sort. Ce scandale ternit davantage l'image du tribunal international déjà critiqué pour sa gestion des dossiers sensibles.
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