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dimanche 31 mai 2026 · Édition de 20:00 CET

Le cerveau d’un champion de hockey légué à la science : les commotions cérébrales en question

Le décès brutal de Claude Lemieux, ancienne vedette de la LNH, relance le débat sur les séquelles neurologiques des chocs répétés dans les sports de contact. Son cerveau sera examiné pour détecter une éventuelle encéphalopathie traumatique.

Sport13 sources2 langues3 min de lectureMàj 23:04

Le décès soudain de Claude Lemieux, légende du hockey sur glace nord-américaine, à l’âge de 60 ans, a bouleversé le monde sportif. Sa famille a révélé, dans un communiqué empreint d’émotion, que son cerveau serait confié au Centre d’étude de l’encéphalopathie traumatique chronique (CTE) de l’Université de Boston. L’ancien joueur, qui avait remporté quatre Coupes Stanley avec les Canadiens de Montréal et les Devils du New Jersey, s’est donné la mort quelques jours après avoir porté la flamme lors d’un match éliminatoire. Figure rugueuse et combative, Lemieux avait disputé près de 1 500 matchs en LNH avant de poursuivre sa carrière en Europe, notamment au HC Davos, en Suisse. Ce don posthume s’inscrit dans une prise de conscience croissante des dommages cérébraux liés aux sports de contact.

La CTE, ou encéphalopathie traumatique chronique, demeure une pathologie aussi fascinante que controversée. Comme l’explique le professeur suédois Niklas Marklund, neurochirurgien, cette maladie se caractérise par une accumulation anormale de protéines tau dans le cerveau, formant des amas qui perturbent les fonctions cognitives. Le diagnostic ne peut être établi qu’après la mort, lors d’un examen des tissus cérébraux. Dès les années 1920, des chercheurs avaient observé de telles altérations chez des boxeurs, mais la question a ressurgi avec force il y a une vingtaine d’années, lorsque plusieurs joueurs de football américain ont été diagnostiqués. Désormais, le hockey sur glace, sport où les mises en échec sont monnaie courante, est à son tour pointé du doigt. Les travaux du centre bostonien, qui a déjà analysé les cerveaux de nombreux athlètes, pourraient éclaircir les liens entre commotions répétées et déclin neurologique.

Au-delà de la CTE, les commotions cérébrales simples restent un défi médical et sportif. Kajsa Johansson, chercheuse en physiothérapie à l’Université de Linköping, en Suède, rappelle que le cerveau a besoin de temps pour rétablir son équilibre énergétique après un choc. Une vingtaine de symptômes peuvent apparaître, allant des maux de tête aux troubles de l’humeur, en passant par des vertiges persistants. Ces derniers, comme le souligne le médecin généraliste suédois Marcus Olausson, résultent d’un dysfonctionnement du système de l’équilibre, qui implique la vue, l’oreille interne et la proprioception. Dans le sport d’élite, la pression pour revenir au jeu conduit souvent à négliger ces signaux, avec le risque d’une nouvelle commotion avant guérison complète, à l’image de la basketteuse suédoise Ida Ojala, dont la saison a été interrompue après plusieurs chocs.

L’affaire Lemieux relance le débat sur la gestion des traumatismes crâniens dans le hockey, particulièrement en Amérique du Nord où la culture du jeu physique reste prégnante. Si la LNH a renforcé ses protocoles, les critiques estiment que les mesures restent insuffisantes face à une épidémie silencieuse. En Europe, où les championnats de hockey sont moins médiatisés mais tout aussi physiques, la vigilance s’accroît, mais les moyens de recherche et de suivi sont plus fragmentés. Certains experts jugent le risque de CTE surestimé, d’autres y voient une bombe à retardement pour des générations d’athlètes. Le don du cerveau de Claude Lemieux offre une occasion rare de mieux comprendre ces mécanismes, et pourrait, à terme, influencer les règles du jeu et la prise en charge des commotions, pour que la gloire sportive ne rime plus avec sacrifice neurologique.

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Le suicide de la légende de la LNH Claude Lemieux a ravivé l'alarme sur les traumatismes crâniens dans le hockey sur glace. Le choix de la famille de faire don de son cerveau à la recherche soulève une question urgente : les multiples mises en échec sont-elles en cause ? Malgré le scepticisme autour du diagnostic de l'encéphalopathie traumatique chronique, le coût émotionnel et les lésions cérébrales à long terme dans les sports de contact sont scrutés de près.

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Un communiqué familial annonce que le cerveau de Claude Lemieux sera donné au centre CTE de l'université de Boston. L'ancienne star de la LNH, décédée par suicide à 60 ans, avait un style de jeu robuste et près de 1500 matchs à son actif. Le don vise à faire progresser la recherche sur les commotions cérébrales répétées.

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Norrköpings Tidningar31 mai, 20:23
Helsingborgs Dagblad31 mai, 15:04
Sydsvenskan31 mai, 15:07
Västerbottens-Kuriren31 mai, 15:07
Blick31 mai, 12:11
Barometern31 mai, 15:07
NBC News31 mai, 19:12
Kristianstadsbladet31 mai, 15:07