Le but de génie d’Antonee Robinson n’empêche pas la défaite américaine
Malgré une volée exceptionnelle d’Antonee Robinson, les Américains s’inclinent 2-1 face à une Allemagne en pleine confiance lors de leur dernier match de préparation avant leur Coupe du monde à domicile.

À une semaine du coup d’envoi de la Coupe du monde à domicile, les États-Unis se sont inclinés (2-1) face à l’Allemagne, samedi à Chicago, lors de leur dernier match de préparation. La défaite n’a pourtant pas éclipsé un geste d’éclat : la volée surpuissante du défenseur Antonee Robinson à la 37e minute, qui a permis d’égaliser temporairement. Ce but, son cinquième en sélection et le premier depuis 2023, a suscité l’enthousiasme des supporteurs américains, même si la Mannschaft, emmenée par un Leroy Sané décisif en seconde période, a fini par l’emporter pour enchaîner un neuvième succès consécutif.
La presse américaine a salué un « sick goal » (« but de malade »), selon les mots du capitaine Christian Pulisic, tandis que la télévision publique suédoise Sveriges Television évoquait un « moment de magie » et une frappe « irréelle ». Le commentateur suédois a estimé que l’on ne pouvait pas « obtenir une meilleure frappe », et le milieu Tyler Adams a plaisanté avec son coéquipier : « Après le but, je lui ai dit : ‘Pourrais-tu garder ça pour le week-end prochain ?’ » Cette communion de louanges, des deux côtés de l’Atlantique, témoigne de l’impact d’un geste technique qui restera dans les mémoires au seuil du tournoi mondial.
Pour le sélectionneur Mauricio Pochettino, ce match révèle surtout le chemin parcouru depuis un an et demi. « Peut-être mon erreur a-t-elle été d’attendre trop tôt l’excitation autour de cette équipe », a-t-il confié au site Newsweek, admettant qu’il fallait reconstruire cet engouement. « Maintenant, vous pouvez vraiment le sentir. » Les Américains, qui avaient battu le Sénégal quelques jours plus tôt, semblent effectivement monter en puissance. « Nous trouvons vraiment notre rythme », a déclaré Tyler Adams, cité par la radio NPR, balayant les inquiétudes passées sur la solidité collective.
Face à une Allemagne clinique — Kai Havertz avait ouvert le score dès la 2e minute sur coup franc —, les États-Unis ont affiché une résilience qui a rassuré. Le quotidien britannique The Independent souligne la « volée éblouissante » de Robinson, mais aussi la capacité allemande à contrôler le match après l’égalisation. La rencontre, disputée au Soldier Field, a permis à Pochettino de jauger ses troupes avant le choc inaugural face au Paraguay, vendredi au SoFi Stadium de Los Angeles. Les Suédois, qui suivent de près la préparation américaine, ont rappelé que ce match d’ouverture serait diffusé en prime time, preuve de l’attention internationale portée au pays hôte.
À l’heure où le football américain espère franchir un cap sur la scène mondiale, ce match de préparation a offert un avant-goût des émotions à venir. La défaite, sans conséquence au classement, a mis en lumière des atouts offensifs et une ferveur populaire renouvelée. Le défi sera désormais de transformer ces promesses en victoires, devant un public conquis d’avance. Le bijou de Robinson, lui, a déjà fait le tour des rédactions sportives, de New York à Stockholm, et pourrait bien servir de déclic au moment d’entrer dans l’arène.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Malgré la défaite face à l'Allemagne, la frappe surpuissante de Robinson a enflammé l'enthousiasme des supporteurs américains à l'approche de la Coupe du monde à domicile. Le sélectionneur a salué la passion grandissante, voyant dans ce match amical un tremplin décisif pour le coup d'envoi.
Une frappe lointaine d'Antonee Robinson a offert le seul éclat du match de préparation américain face à l'Allemagne. La presse nordique qualifie ce geste technique de moment de magie, sans s'attarder sur le score final de 2-1.
Tandis que les Américains célèbrent un but dans une défaite à domicile, les observateurs russes jugent l'enthousiasme autour de l'équipe américaine exagéré. La prestation face à l'Allemagne révélerait des faiblesses mal dissimulées par un discours optimiste, annonçant un parcours mondial difficile.
La nation hôte perd son match amical et les médias américains transforment un geste isolé en triomphe national. Pour la presse iranienne, c'est une preuve supplémentaire de l'arrogance et de l'insécurité de la superpuissance, vouée à une nouvelle sortie précoce de la scène mondiale.
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