La guerre Iran-États-Unis plombe l’économie mondiale, alertent la Banque mondiale et la Bundesbank
Le conflit au Moyen-Orient, avec le spectre du blocage du détroit d’Ormuz, ramène la croissance mondiale à son plus bas niveau depuis le Covid-19, menaçant particulièrement les pays en développement et l’Allemagne.

La guerre qui couve entre l’Iran et les États-Unis pèse lourdement sur les perspectives économiques mondiales, comme en témoignent les derniers avertissements de la Banque mondiale et de la Bundesbank. Alors que la banque centrale allemande a fortement revu à la baisse ses prévisions pour 2026 et 2027, l’institution de Washington anticipe un ralentissement global à 2,5 % cette année, un niveau inédit depuis la pandémie de Covid-19.
Selon la presse allemande, la Bundesbank ne table plus que sur une croissance de 0,5 % du PIB en 2026, contre 0,6 % anticipé en décembre, et de 0,8 % en 2027, soit presque deux fois moins que précédemment. « La flambée des prix de l’énergie ronge le pouvoir d’achat et les entreprises souffrent de goulets d’étranglement », rapporte le quotidien Bild, citant le président de la Bundesbank, Joachim Nagel. Ce dernier espère néanmoins un rebond d’ici 2028, porté par une baisse des prix énergétiques et des investissements publics.
À l’échelle planétaire, le rapport semestriel de la Banque mondiale, relayé aussi bien par la presse ghanéenne que par les médias iraniens et arabes, dresse un constat alarmant. Les prévisions de croissance ont été abaissées pour les deux tiers des économies. Le conflit, attisé par le risque de fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, désorganise les marchés pétroliers : le cours du baril de Brent pourrait atteindre en moyenne 94 dollars en 2026, soit 36 % de plus qu’en 2025, d’après les sources iraniennes. L’inflation mondiale, elle, grimperait à 4 %.
Les pays en développement sont les premières victimes de ce choc exogène, comme le soulignent les organes de presse africains. La croissance dans les nations à faible revenu – hors Chine et Inde – stagne depuis près d’une décennie, réduisant à néant tout espoir de convergence avec les économies avancées. Le rapport pointe aussi une menace sur les approvisionnements mondiaux en engrais, susceptible d’aggraver l’insécurité alimentaire. En Europe, la vulnérabilité de l’Allemagne, poids lourd industriel très dépendant des importations énergétiques, illustre la fragilité du continent face à cette crise.
Dans un scénario plus pessimiste, si les perturbations énergétiques s’intensifiaient et ébranlaient la confiance des marchés, la croissance mondiale pourrait tomber à 1,3 %, avec une inflation à 4,4 %, avertit la presse émiratie. La trêve fragile entre Washington et Téhéran, évoquée par les médias ghanéens, laisse présager une nouvelle flambée des hostilités. À défaut d’une désescalade rapide, l’économie mondiale pourrait s’enfoncer durablement dans une phase de croissance molle, aux conséquences géopolitiques imprévisibles.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La banque centrale allemande tire la sonnette d'alarme : la guerre en Iran coûte la prospérité au pays, avec une croissance du PIB réduite à un maigre 0,5 % en 2026 et des prévisions presque divisées par deux pour 2027. Le président de la Bundesbank garde néanmoins l'espoir que la conjoncture reprenne de l'élan d'ici 2028, portée par la baisse des prix de l'énergie.
La Banque mondiale prévient que le conflit au Moyen-Orient ralentira la croissance mondiale à son rythme le plus faible depuis le début de la pandémie de COVID-19, les pays en développement étant les plus durement touchés. La flambée des prix de l'énergie, l'inflation et la hausse des coûts d'emprunt étouffent la reprise, et les prévisions pour deux tiers des économies ont été revues à la baisse.
Les médias iraniens relaient l'alerte de la Banque mondiale sur les conséquences de la guerre Iran-États-Unis : la fermeture du détroit d'Ormuz a gravement perturbé les marchés de l'énergie, et le brut Brent devrait flamber. La croissance mondiale tombera à 2,5 %, son plus bas niveau depuis la pandémie, tandis que l'économie iranienne subit les pressions du conflit.
La presse du Golfe arabe rapporte que la Banque mondiale a abaissé ses prévisions de croissance mondiale à leur plus bas niveau depuis l'ère COVID, mettant en garde contre l'aggravation des retombées économiques des événements au Moyen-Orient. Les pays en développement à faible revenu subiront le choc le plus dur, tandis que les perturbations énergétiques et les problèmes d'approvisionnement menacent une escalade supplémentaire.
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