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mercredi 3 juin 2026 · Édition de 10:00 CET

La guerre au Moyen-Orient sabote la reprise économique mondiale

Les prévisions de croissance sont revues à la baisse, l’Italie et les pays émergents particulièrement vulnérables, tandis que l’Espagne résiste.

Économie15 sources1 langues3 min de lectureMàj 13:33

Les prémices d’une embellie économique mondiale, perceptibles en ce début d’année 2026, ont volé en éclats avec l’embrasement du Moyen-Orient. Le 28 février, le déclenchement du conflit iranien et le blocus du détroit d’Ormuz ont provoqué un choc énergétique dont les répliques se font sentir sur tous les continents. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont ainsi, dans leurs rapports semestriels, nettement révisé à la baisse leurs prévisions de croissance, pointant une « spirale » de hausse des prix du pétrole et des engrais, et des ruptures d’approvisionnement qui étranglent l’activité.

L’Europe offre un tableau contrasté. L’Italie, structurellement exposée à la géopolitique du pétrole en raison de sa forte dépendance aux importations de combustibles fossiles, voit sa croissance réduite à 0,5 % du PIB en 2026 selon l’OCDE – une prévision qui, bien que légèrement relevée par rapport aux projections antérieures, reste chétive. L’inflation annule la timide progression des salaires réels, pesant sur la consommation et les exportations. Pour 2027, l’organisation parisienne n’anticipe qu’un rebond à 0,6 %. Le Royaume-Uni partage cette morosité : sa croissance est ramenée à 0,9 % cette année, avec des perspectives encore assombries pour l’année suivante. À l’inverse, l’Espagne se distingue comme la seule grande économie de la zone euro à voir sa prévision relevée, à 2,2 % – soit près de trois fois la moyenne de la zone – grâce à une moindre dépendance énergétique et à un marché du travail dynamique.

Les pays émergents, notamment ceux couverts par la BERD, subissent de plein fouet les conséquences de la guerre. Le Liban et l’Irak, voisins directs du conflit, devraient connaître une véritable contraction de leur activité (-2 % et -1,5 %), ce qui a conduit la BERD à amputer ses prévisions de respectivement 6 et 5,1 points de pourcentage. La Turquie et l’Ukraine sont également prises dans la tourmente. « Ce rapport est l’histoire d’un choc énergétique qui se prolonge », a commenté Beata Javorcik, économiste en chef de la BERD.

Sur le plan mondial, l’OCDE table désormais sur une expansion de 2,8 % en 2026, contre 3,4 % l’an dernier. Mais l’organisation basée à Paris a esquissé un scénario du pire : si le blocus d’Ormuz devait durer jusqu’en 2027, la croissance mondiale chuterait à 2,1 %, voire 1,8 %, poussant plusieurs nations en récession. Même une sortie de crise rapide ne suffirait pas à effacer les dégâts, tant les canaux de transmission – prix de l’énergie, confiance des entreprises, chaînes logistiques – ont été durablement perturbés. L’OCDE préconise d’ailleurs des mesures de soutien budgétaire ciblées et temporaires pour les ménages les plus vulnérables.

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Stampa del Golfo araboallarmepragmatismo

Les institutions financières réduisent les prévisions de croissance pour 2026 en raison du conflit au Moyen-Orient. Le Liban et l’Irak subissent les révisions les plus brutales, avec des contractions attendues pour les deux pays. La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement freinent plusieurs marchés émergents.

Stampa europea continentale/ mediterraneaallarmeurgenza

Le choc énergétique provoqué par la crise au Moyen-Orient pénalise durement l’Italie, où la croissance stagne à 0,5 % et l’inflation efface la reprise des salaires. L’Espagne enregistre une légère révision à la hausse, mais l’avertissement d’une possible récession si le détroit d’Ormuz reste bloqué assombrit les perspectives de la région.

Stampa europea continentale/ nordicapragmatismodistacco

La Suède fait preuve d’une résilience remarquable, avec une croissance attendue de 1,9 % cette année, portée par la consommation intérieure et l’investissement immobilier. Le conflit mondial et le choc énergétique restent en toile de fond, mais l’économie nordique avance sur sa propre lancée.

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Sky News Arabia3 juin, 10:03
MillenniuM3 juin, 10:03
L'Espresso3 juin, 10:03
ANSA Politica3 juin, 10:04
Süddeutsche Zeitung (SZ)3 juin, 10:04
Dagens Industri3 juin, 10:06
Il Sole 24 Ore3 juin, 10:04
El País3 juin, 10:04