La déroute des valeurs technologiques et les tensions iraniennes ébranlent les marchés
La correction boursière américaine, déclenchée par les craintes sur les taux d'intérêt, s'est propagée en Asie, aggravée par une flambée du pétrole après les frappes israéliennes en Iran.

La semaine s’ouvre sur une correction sévère des places financières asiatiques, amplifiant la déroute technologique de Wall Street. Vendredi, le Nasdaq a chuté de plus de 4 %, sa pire séance depuis des mois, plombé par les perspectives décevantes du fabricant de puces Broadcom et un rapport sur l’emploi américain plus solide que prévu. Ces données ont ravivé la crainte d’un maintien prolongé des taux d’intérêt élevés par la Réserve fédérale, dans un contexte d’inflation persistante. Les investisseurs, déjà nerveux, ont commencé à déboucler leurs positions sur les valeurs d’intelligence artificielle, jusqu’alors portées par un optimisme excessif.
La contagion s’est rapidement propagée aux marchés asiatiques, où les indices lourdement pondérés en technologies ont encaissé des pertes brutales. En Corée du Sud, le Kospi a cédé 4,7 %, affichant un recul de plus de 13 % depuis son record récent. À Tokyo, le Nikkei a chuté de près de 4 %, entraînant dans son sillage les géants de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs. À Taïwan, autre épicentre de la tech, l’indice phare a perdu 3,9 %. Ces replis reflètent un mouvement de prise de bénéfices massif sur un secteur en ébullition depuis des mois, mais aussi une sensibilité accrue aux signaux macroéconomiques américains.
Cette correction boursière a été aggravée par un brusque embrasement géopolitique. Des frappes israéliennes en Iran, en riposte à des tirs de missiles, ont fait flamber les cours du pétrole dès l’ouverture des marchés asiatiques. La perspective d’une escalade au Moyen-Orient injecte un risque supplémentaire dans une conjoncture déjà fragilisée par les tensions inflationnistes et le resserrement monétaire. Les places européennes, à leur tour, anticipaient une ouverture en net repli, tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq tentaient une timide stabilisation.
Au-delà des actions, la défiance gagne les actifs numériques : le bitcoin a enregistré une chute brutale, signe d’un repli généralisé sur les valeurs refuges. Les réviseurs de croissance japonais ont par ailleurs abaissé l’estimation du PIB du premier trimestre, douchant les espoirs de rebond. Dans ce climat d’incertitude, les marchés restent suspendus aux prochaines décisions des banques centrales et à l’évolution du dossier iranien. Une volatilité qui pourrait perdurer tant que la correction des valorisations technologiques n’aura pas atteint un point d’équilibre.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Les marchés asiatiques ont dévissé, l'indice KOSPI chutant de 5 % et affichant un recul de 13 % par rapport à son pic, alors que la débâcle technologique s'accélère. Des perspectives décevantes d'un grand fabricant de puces et un rapport sur l'emploi américain solide, ravivant les craintes de hausse des taux, ont déclenché la liquidation, frappant de plein fouet la chaîne d'approvisionnement en semi-conducteurs.
Wall Street a subi une lourde liquidation, le Nasdaq enregistrant sa plus forte baisse quotidienne depuis avril 2025, alors que les craintes s'accroissent que le rebond des grandes valeurs technologiques ne soit pas soutenable. Un rapport sur l'emploi américain robuste a ravivé les inquiétudes quant à un maintien des taux élevés par la Réserve fédérale plus longtemps que prévu, poussant les principaux indices dans le rouge.
Les places asiatiques ont ouvert la semaine en net repli, après la chute des valeurs technologiques à Wall Street, les investisseurs prenant des bénéfices sur les titres liés à l'IA. La correction a été aggravée par une flambée des cours du pétrole consécutive aux frappes israéliennes en Iran, en dépit des appels à la retenue venus de Washington.
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