L'Iran lance des salves de missiles sur Israël et agite la menace d'une riposte régionale
Téhéran affirme avoir agi en guise d'avertissement après des frappes israéliennes au Liban et prévient que toute réponse de l'État hébreu provoquerait une escalade « plus puissante ».

L'armée israélienne a confirmé, dans la soirée du dimanche, avoir détecté des tirs de missiles en provenance d'Iran, activant ses systèmes de défense pour intercepter la menace. Cette attaque, qualifiée de simple « avertissement » par le corps des Gardiens de la révolution (Sepah), survient au lendemain de bombardements israéliens contre un quartier général du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.
Du côté iranien, la rhétorique martiale s'est rapidement intensifiée. Le commandement de la base de Khatam al-Anbiya a déclaré que toute nouvelle frappe israélienne contre le Liban ou toute riposte à l'opération iranienne entraînerait des « coups plus dévastateurs et regrettables » contre l'État hébreu et ses alliés. Mohsen Rezaei, conseiller militaire du Guide suprême, a justifié ces tirs en rappelant que l'Iran ne tolérerait pas des attaques contre le Liban, tandis que l'agence Tasnim, proche des Gardiens, citait une source militaire évoquant un volume important de missiles prêts à être tirés contre une liste élargie d'objectifs en cas de réponse israélienne.
Pourtant, en coulisses, des hésitations se font jour. Selon deux sources proches des forces armées iraniennes contactées par Iran International, si les unités de missiles du Sepah ont été placées en état d'alerte maximale après les frappes israéliennes sur Beyrouth, les commandants attendent toujours une autorisation officielle du bureau de Mojtaba Khamenei, le nouveau dirigeant, pour lancer une vague plus massive. Cette attente laisse planer une incertitude sur l'envergure réelle de la prochaine escalade.
Parallèlement, Washington manœuvre sur le front diplomatique. Alors que les échanges de tirs ravivent les craintes d'un embrasement, les États-Unis consultent leurs alliés au Conseil des gouverneurs de l'AIEA pour obtenir un consensus sur un projet de résolution exigeant de Téhéran des explications sur l'état de ses installations nucléaires, dont certaines auraient été endommagées, et sur le sort de son uranium enrichi. Cette pression s'inscrit dans une stratégie plus large visant à conjuguer dissuasion militaire et isolement diplomatique.
Pour l'Europe et les capitales francophones, de Paris à Bruxelles en passant par Ottawa, cette nouvelle poussée de fièvre au Moyen-Orient alimente les inquiétudes quant à une déstabilisation régionale qui pourrait, par ricochet, peser sur les approvisionnements énergétiques et aggraver la crise humanitaire au Liban. Le risque d'un conflit impliquant directement les intérêts américains dans la zone est aujourd'hui plus tangible que jamais, et la retenue des prochaines heures dépendra autant des calculs de Téhéran que de la réponse, mesurée ou non, de Jérusalem.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Téhéran prévient qu’une riposte israélienne aux tirs de missiles iraniens déclencherait une salve encore plus massive, visant une liste d’objectifs élargie. L’Iran se dit prêt à un affrontement de grande ampleur et somme le régime sioniste de cesser immédiatement ses frappes sur le sud du Liban et Dahieh.
L'armée israélienne a détecté des tirs de roquettes en provenance d'Iran en direction de son territoire et a activé les systèmes de défense pour les intercepter. Des responsables américains ont indiqué que les forces des États-Unis dans la région sont prêtes à se défendre contre toute nouvelle attaque de la République islamique.
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