L'escalade au Moyen-Orient entraîne une chute des monnaies asiatiques et du shekel
La recrudescence des tensions entre l'Iran et Israël, conjuguée à la flambée des prix du pétrole, provoque une dépréciation marquée des devises en Indonésie, en Inde et en Israël, le rupiah menaçant de dépasser les 19 000 pour un dollar.

La chute du rupiah indonésien a atteint un nouveau palier alarmant ce lundi 8 juin 2026, les marchés au comptant enregistrant un taux de change supérieur à 18 100 roupies pour un dollar américain. Selon la presse de Jakarta, la devise a même touché 18 167 roupies dans la matinée, tandis que l’analyste Ibrahim Assuaibi, cité par plusieurs médias, n’exclut pas une nouvelle dégringolade jusqu’à 19 000 roupies pour un dollar d’ici la fin du mois. Cette dépréciation constitue un record historique pour la monnaie indonésienne, déjà sous pression depuis plusieurs semaines.
Cette secousse ne se limite pas à l’archipel. En Inde, la roupie a ouvert la séance à 95,35 pour un dollar, perdant 17 paise par rapport à sa clôture précédente, malgré un rebond la semaine dernière grâce aux mesures de la Banque de réserve indienne. Au Proche-Orient, le shekel israélien s’est envolé à 2,97 pour un dollar, enregistrant une hausse de plusieurs agorot en quelques jours, tandis que l’euro atteignait 3,45 shekels. Partout, les cambistes pointent une même origine : l’escalade entre l’Iran et Israël, marquée par de nouveaux tirs de missiles iraniens sur le nord d’Israël, selon l’agence russe Sputnik relayée par la presse indonésienne.
La flambée des cours du brut accentue la pression sur ces économies importatrices de pétrole. Le Brent a franchi la barre des 96 dollars le baril, le WTI atteignant 93 dollars, en hausse de 3 % dans la matinée. En Indonésie, cette conjonction de facteurs a provoqué une chute de près de 4 % de l’indice boursier de Jakarta (IHSG), les investisseurs étrangers liquidant leurs positions et rapatriant leurs capitaux en dollars, comme l’explique Yanuar Rizky, économiste à l’Institut Bright, en évoquant les mécanismes de règlement à T+2 qui amplifient les sorties de devises.
Face à ces turbulences, les autorités monétaires tentent de colmater les brèches. La Banque d’Indonésie et le ministère des Finances promettent une coordination renforcée pour stabiliser le rupiah, tandis que la Reserve Bank of India a déjà mis en place des dispositifs pour attirer les flux de capitaux et fluidifier le marché des changes. Mais les perspectives à court terme restent sombres, les tensions géopolitiques et la volatilité des prix de l’énergie menaçant d’alimenter un cercle vicieux pour les devises émergentes.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La roupie indonésienne dégringole à des creux records, dépassant 18 100 par dollar, sous l'effet de l'escalade Iran-Israël qui fait flamber le pétrole et provoque des sorties de capitaux des marchés émergents. Les analystes redoutent un repli à 19 000 d'ici la fin du mois, tandis que la banque centrale suit la situation. L'aversion au risque pèse sur toutes les devises asiatiques.
Le shekel chute à 2,97 pour un dollar et le pétrole bondit de 3% après que l'Iran a tiré des missiles sur Israël et que Tsahal a riposté, ravivant les tensions sécuritaires. La dépréciation brutale risque d'alimenter l'inflation et pourrait contraindre la banque centrale à relever ses taux. Les marchés se préparent à une volatilité accrue alors que l'affrontement militaire s'aggrave.
Cette actualité est parue dans
8 sources · 2 langues · fenêtre 24 h