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mardi 9 juin 2026 · Édition de 06:00 CET

Katy Perry accusée d’agression sexuelle par Ruby Rose : une polémique aux accents transatlantiques

Ruby Rose accuse Katy Perry d’agression sexuelle survenue il y a vingt ans, la chanteuse nie catégoriquement et dénonce des « mensonges irresponsables ». La controverse éclate au moment où Perry s’affichait avec Justin Trudeau au festival Coachella.

Société7 sources3 langues2 min de lectureMàj 09:42

Le 13 avril, l’actrice australienne Ruby Rose a publié une série de messages sur le réseau Threads, accusant la star américaine Katy Perry de l’avoir agressée sexuellement dans la discothèque Spice Market de Melbourne, il y a environ vingt ans. Elle a livré des détails graphiques et expliqué avoir longtemps gardé le silence, Perry l’ayant aidée à obtenir un visa pour les États‑Unis. La chanteuse de 41 ans, par la voix de son porte‑parole, a immédiatement qualifié ces accusations de « mensonges irresponsables et dangereux », ajoutant qu’elles étaient « catégoriquement fausses ». Les médias outre‑Atlantique, du Los Angeles Times à Fox News, ont relayé ce démenti, tandis que la presse suisse alémanique et le diffuseur public canadien Radio‑Canada en faisaient également état, non sans une divergence géographique : ce dernier situe l’incident présumé à Sydney, alors que les sources australiennes mentionnent Melbourne.

L’émergence de cette polémique est étroitement liée au festival Coachella. Perry y a ironisé sur la prestation de Justin Bieber, qui a utilisé YouTube Premium sur scène, et a posté une photo d’elle avec l’ancien premier ministre canadien Justin Trudeau, présent sur place. L’image a provoqué un écho particulier dans la presse australienne, où un éditorialiste du Sydney Morning Herald a tourné en ridicule la posture d’un ancien dirigeant du G7 adoptant des codes vestimentaires adolescents, non sans inventer le néologisme « Trudoolie » pour moquer une crise de la quarantaine. Cette hybridation entre actualité judiciaire et chronique people renforce l’impression d’un entre‑soi planétaire où célébrités et responsables politiques partagent les mêmes espaces médiatiques, sous le regard d’une opinion publique de plus en plus critique.

Si, sur le fond, le récit des faits reste invérifiable, la dynamique révèle les fragilités du traitement transnational des accusations de violences sexuelles. La disparité entre Melbourne et Sydney, même si elle peut relever d’une simple erreur de retranscription, illustre la manière dont un détail géographique se déforme à mesure que l’information franchit les frontières. Par ailleurs, l’implication indirecte de Justin Trudeau, déjà exposé à un jugement sévère sur son parcours post‑mandat, teinte la controverse d’une dimension géopolitique symbolique : celle d’une élite festive et déconnectée que les réseaux sociaux placent sous la loupe d’une éthique publique en pleine redéfinition. Quel que soit le sort judiciaire éventuel de l’affaire, elle marque une nouvelle étape dans l’entrelacement de la culture de la célébrité, des relations internationales et du mouvement #MeToo.

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7NEWS
Mint
The Sydney Morning Herald
Los Angeles Times
Fox News
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