Israël en Azerbaïdjan : un réseau secret aux portes de l’Iran ?
Selon un rapport de CNN, des forces spéciales et drones israéliens auraient opéré depuis l’Azerbaïdjan contre l’Iran, ce que Bakou dément fermement.

La récente révélation par CNN d’un dispositif militaire israélien clandestin en Azerbaïdjan, aux frontières nord de l’Iran, a provoqué une onde de choc diplomatique. Pendant le conflit qui a opposé Israël à Téhéran, des unités d’élite, des opérateurs de drones et des personnels du Mossad auraient été déployés dans le sud azerbaïdjanais, certains postes se trouvant à moins de cent kilomètres de la ville iranienne de Tabriz, pilonnée durant les hostilités. L’Azerbaïdjan a aussitôt rejeté ces allégations, dénonçant un récit « totalement infondé ».
Au-delà du démenti officiel, les contours opérationnels esquissés par les sources anonymes de CNN dépeignent une infrastructure de renseignement et de frappe profondément intégrée. Les forces israéliennes auraient bénéficié de bases discrètes pour mener des actions de surveillance et, selon certains médias européens, lancer des attaques directes. Cette présence s’enracinerait dans une coopération bilatérale étroite : depuis la chute de l’URSS en 1991, l’État hébreu compte parmi les premiers soutiens de Bakou. L’Azerbaïdjan, pays musulman chiite mais farouchement laïc et nationaliste, entretient un rapport de défiance avec l’Iran tout en modernisant son appareil sécuritaire avec l’aide d’Israël.
La réplique azerbaïdjanaise a été sans équivoque. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié les informations de « complètement infondées » et exigé une rétractation. Son porte-parole a insisté sur le fait que le territoire national n’avait jamais servi à des actions nuisibles contre des pays tiers, se disant prêt à examiner toute preuve tangible. Bakou fustige le recours à des témoignages anonymes, y voyant une violation de l’éthique journalistique. Ces dénégations, reprises de manière uniforme par les agences proches de l’Iran, rencontrent néanmoins un écho prudent dans les capitales occidentales.
Au plan régional, l’épisode illustre la complexité des jeux d’alliances. Pour Téhéran, cette proximité militaire israélienne ravive le spectre d’un encerclement stratégique sur son flanc nord. Les observateurs européens soulignent la valeur opérationnelle d’un tel réseau dans une guerre de l’ombre, tandis que la presse italienne rappelle le rôle trouble du Mossad dans l’élimination de cadres iraniens. À l’avenir, même si les démentis persistent, la frontière de 700 kilomètres entre l’Azerbaïdjan et l’Iran demeure une ligne de fracture où se concentrent les ambitions contradictoires des puissances régionales.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'Azerbaïdjan est présenté comme un pays musulman laïc, en pleine modernisation, allié stratégique des États-Unis et d'Israël, dans un climat de méfiance mutuelle avec l'Iran. Une enquête internationale a révélé ce que beaucoup trouvaient intuitif : le long des 700 kilomètres de frontière, des sites clandestins du Mossad constituent un réseau régional permettant à l'État hébreu de lancer des opérations ciblées. Les démentis officiels ne dissipent pas l'idée que cette présence aurait déjà facilité l'élimination d'un scientifique iranien.
Bakou a fermement rejeté les accusations de présence militaire israélienne sur son sol, les jugeant totalement infondées et exigeant le retrait du reportage. Les autorités dénoncent le recours à des sources anonymes sans preuve tangible et rappellent n'avoir jamais autorisé l'utilisation de leur territoire à des fins nuisibles contre des pays tiers. L'épisode est présenté comme une cabale médiatique visant à détériorer les bonnes relations entre voisins, en premier lieu avec l'Iran.
Cette actualité est parue dans
6 sources · 2 langues · fenêtre 24 h