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mercredi 27 mai 2026 · Édition de 10:00 CET

Israël abat Mohammed Odeh, quatrième chef militaire du Hamas en pleine trêve

Nommé il y a onze jours à la tête des brigades Al-Qassam, Mohammed Odeh a été tué avec plusieurs membres de sa famille dans une frappe sur Gaza-City. Cette élimination, revendiquée par Tel-Aviv malgré le cessez-le-feu, s’accompagne d’une escalade au Liban et d’une relance du plan d’émigration forcée des Palestiniens.

Géopolitique47 sources8 langues3 min de lectureMàj 18:47

L’assassinat ciblé de Mohammed Odeh, mardi 26 mai dans le quartier très fréquenté de Rimal à Gaza-City, confirme la stratégie israélienne de décapitation systématique de l’appareil militaire du Hamas, sans égard pour le cessez-le-feu conclu en octobre. Les autorités israéliennes — le ministre de la Défense Israël Katz et le premier ministre Benyamin Nétanyahou — ont immédiatement revendiqué l’opération, saluant l’élimination du « commandant de la branche armée de l’organisation terroriste Hamas » [A39][A44]. Selon les sources palestiniennes, le raid aérien, qui a détruit un étage d’un immeuble d’habitation, a tué au moins six personnes, dont l’épouse, deux fils et un autre responsable du renseignement du Hamas [A36][A28]. Des médias proches du mouvement, tout comme des proches de la victime, ont confirmé son décès et l’organisation de funérailles le lendemain, sans toutefois préciser s’il occupait effectivement la direction militaire [A42][A15].

Odeh, issu du camp de réfugiés de Jabalia et cadre du Hamas depuis la fin des années 1980, avait été désigné chef des brigades Al-Qassam onze jours seulement après l’assassinat de son prédécesseur, Izz al-Din al-Haddad, abattu le 15 mai [A13][A5]. Il est le quatrième responsable militaire du mouvement islamiste tué depuis l'attaque du 7 octobre 2023, qu’il avait contribué à planifier en tant que chef du quartier général du renseignement [A1][A24]. Pour Tel-Aviv, cette succession d’éliminations constitue une vengeance tenace : « nous nous sommes engagés à éliminer tous ceux qui ont conduit le massacre du 7 octobre, et c’est ce que nous ferons », a martelé Katz [A9][A27]. Mais cette course aux chefs militaires — rendue possible par plusieurs mois de renseignement, selon les services israéliens [A10] — soulève des interrogations sur son efficacité à long terme, alors que le Hamas continue de se réorganiser dans la bande de Gaza depuis près de deux ans et demi de guerre [A32].

La frappe est intervenue en dépit de la trêve censée être en vigueur depuis octobre, que les médias européens, notamment francophones, décrivent comme de plus en plus fictive [A42][A30]. L’armée israélienne intensifie parallèlement ses opérations sur un second front, au Liban, où des combats rapprochés entre le Hezbollah et Tsahal ont été signalés au nord du fleuve Litani, tuant au moins trente et une personnes mardi [A40][A25]. Cette simultanéité n’est pas fortuite : selon des fuites rapportées par la presse italienne, Nétanyahou aurait fait savoir à Washington, par l’intermédiaire de l’ambassadeur américain, son intention d’étendre l’offensive au-delà de la Ligne jaune, provoquant une mise en garde de Donald Trump contre des destructions massives à Beyrouth [A40]. De son côté, la Chine a appelé les États-Unis et l’Iran à parvenir à un compromis, signe que le conflit dépasse les seuls acteurs régionaux [A8].

Au-delà de la dimension militaire, Israël Katz a explicitement lié l’élimination d’Odeh à un objectif politique plus large : « le plan d’émigration volontaire de Gaza sera mis en œuvre, en temps voulu et de manière appropriée » [A23][A22]. Ce projet, qualifié par de nombreux observateurs de déplacement forcé déguisé, avait déjà suscité les condamnations des capitales européennes et des organisations humanitaires internationales [A16]. Sa réaffirmation au lendemain d’une frappe meurtrière révèle, selon plusieurs analystes de la presse d’outre-Atlantique et du Canada, la tentation israélienne de résoudre la question de Gaza par une transformation démographique radicale, plutôt que par une solution politique négociée [A42]. Alors que le fossé se creuse entre les déclarations martiales de Tel-Aviv et les appels au dialogue des diplomaties occidentales et du Sud global, la bande de Gaza, exsangue après plus de deux ans de bombardements intermittents, demeure le théâtre d’une interminable guerre d’usure.

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Le Figaro27 mai, 15:03
La Nación27 mai, 10:26
L'Espresso27 mai, 10:27
TN (Todo Noticias)27 mai, 15:04
France 2427 mai, 15:03
Citizen TV27 mai, 15:04
HuffPost Italia27 mai, 08:15
Mint27 mai, 15:08