IA : la France engrange 93 milliards d’euros d’investissements, l’Asie portée par la fièvre boursière
Emmanuel Macron annonce des investissements étrangers records lors du sommet « Choose France », tandis que les marchés japonais et sud-coréens sont secoués par la frénésie autour de l’intelligence artificielle.

La course mondiale à l’intelligence artificielle redessine les équilibres financiers. En France, le président Emmanuel Macron a dévoilé, lors du sommet « Choose France », que les engagements d’investissements étrangers atteindraient cette année un montant inédit de 93 milliards d’euros, soit plus de quatre fois le record de l’édition précédente. Ces capitaux, promesse de plus de 15 000 emplois, se concentrent largement sur les infrastructures d’IA et les centres de données, symptôme d’une compétition acharnée entre États pour attirer les géants technologiques.
Cette dynamique irrigue aussi les places boursières asiatiques. Au Japon, l’annonce par SoftBank d’un investissement pharaonique de 75 milliards d’euros pour bâtir un réseau de calcul massif en France a propulsé le titre du groupe, lui permettant de dépasser Toyota et de devenir, pour la première fois depuis vingt-trois ans, la première capitalisation du pays. Le conglomérat, porté par ses paris sur OpenAI et le concepteur de puces Arm, incarne les espoirs que suscite l’IA dans la reconversion de l’économie nippone.
En Corée du Sud, la fièvre technologique gagne les investisseurs individuels. Selon la presse locale, plus d’un cinquième des nouveaux comptes-titres ouverts en 2026 l’ont été par des personnes âgées de plus de cinquante ans, qui abandonnent les dépôts bancaires pour se ruer sur les valeurs des semi-conducteurs, Samsung Electronics et SK Hynix en tête. Cette ruée vers le risque traduit une volonté de profiter du boom de l’IA, quitte à sacrifier les placements sécurisés traditionnels.
Ces mouvements concomitants révèlent un renversement profond : l’intelligence artificielle n’est plus seulement une révolution technologique, mais un aimant à capitaux qui déplace les hiérarchies boursières, transforme l’épargne des ménages et oblige les gouvernements à repenser leur politique d’attractivité. Reste à savoir si cette concentration des flux vers quelques valeurs et régions ne porte pas en germe les risques d’une bulle globale.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La France s’impose comme un pôle de data centers grâce au nucléaire et à de vastes réserves foncières, attirant un engagement colossal du géant japonais. L’investissement de 45 milliards d’euros sur six ans démontre que les opérateurs choisissent le pays pour sa fourniture électrique sûre et ses capacités d’extension.
Macron table sur des investissements étrangers records de 93 milliards d’euros lors du sommet Choose France, écrasant les 20 milliards de l’an dernier. La rencontre de Versailles avec 200 dirigeants mondiaux confirme la confiance internationale croissante pour l’économie française, avec l’IA et les data centers à l’honneur.
La France met en avant sa vision de data centers alimentés au nucléaire pour attirer 93 milliards d’engagements records, mais les sceptiques doutent que toutes ces promesses se matérialisent face à une concurrence mondiale féroce. Le sommet Choose France illustre les ambitions de Macron dans l’IA, alors que les États-Unis et l’Asie restent des rivaux redoutables.
Le sommet Choose France devrait attirer 93 milliards d’euros d’investissements étrangers, portés par la demande en IA et en data centers. L’événement reflète une course technologique mondiale accélérée, les entreprises chinoises étendant elles aussi leurs propres infrastructures de données.
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