Gaokao : le rituel millénaire chinois à l’heure des mutations éducatives mondiales
Tandis que 12,9 millions de candidats affrontent l’examen le plus sélectif du monde, d’autres modèles pédagogiques émergent en Asie, interrogeant l’avenir des évaluations.

Le 7 juin 2026, sous un ciel clair de Pékin, des centaines de jeunes Chinois, stylo et carte d’identité en main, franchissaient les portes des centres d’examen sous le regard anxieux de leurs parents. Comme 12,9 millions d’autres, ils participaient au « gaokao », le concours national d’entrée à l’université, seul déterminant pour la plupart de l’admission dans l’enseignement supérieur. « C’est ma première fois, je suis un peu nerveux », confiait l’étudiant Zhang Xinnan, 18 ans, redoutant surtout l’épreuve de dissertation en chinois. Cette session était placée sous haute surveillance : systèmes intelligents de vidéo, brouillage des téléphones et confinement strict des sujets, illustrant une obsession sécuritaire face aux tentatives de fraude.
Pourtant, à l’autre bout du continent asiatique, d’autres voies éducatives s’inventent. En Inde, le débat fait rage sur le passage en ligne des gigantesques examens NEET et JEE Main, qui rassemblent des millions de candidats, tandis que les défis logistiques – déplacements à l’aube, hébergements précaires – restent un rite de passage. L’Indonésie mise sur l’ouverture internationale : la Cyber University de Jakarta a lancé son programme « EduTrip » à Singapour et en Malaisie, mêlant visites de campus et immersion culturelle. Au Bangladesh, l’Université de Dacca propose un master professionnel en relations internationales (PMIR) pour diplomates, avec des cours uniquement le week-end, soulignant l’importance des compétences adaptées à la mondialisation.
Cette mosaïque d’approches interroge la rigidité du modèle chinois, hérité d’une tradition confucéenne et maoïste où l’examen scelle le destin social. Mais les pressions s’accumulent : démographie déclinante, marché du travail exigeant créativité et adaptabilité, et montée des outils numériques. Les médias brésiliens, comme G1, comparent le gaokao au « vestibular le plus difficile du monde », tandis que les sources anglo-saxonnes insistent sur l’angoisse des familles. En Europe, le baccalauréat français, réformé, cherche aussi un équilibre entre méritocratie et évaluation des compétences du XXIe siècle.
L’avenir dira si la Chine, qui renforce la sécurité plutôt que de réformer en profondeur, pourra maintenir ce pilier de stabilité. Les expériences indiennes d’examens en ligne ou les voyages pédagogiques indonésiens esquissent une rupture : apprendre hors les murs, évaluer autrement. Le gaokao, malgré son gigantisme, devra peut-être s’adapter pour ne pas devenir une forteresse anachronique.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le gaokao est présenté comme l'examen d'entrée à l'université le plus redouté et exigeant du monde, cette année renforcé par des technologies anti-tricherie telles que la surveillance par IA et l'interdiction des appareils électroniques. Plus de 12,9 millions de candidats se disputent l'accès aux études supérieures, suscitant fascination et appréhension.
Le reportage présente le gaokao comme un rituel colossal impliquant 12,9 millions d'étudiants, où les notes déterminent seules l'admission universitaire, tout en soulignant le contexte d'un marché de l'emploi instable. Face aux perspectives professionnelles changeantes, la valeur de l'examen est subtilement questionnée, malgré les immenses espoirs familiaux.
Depuis un point de vue asiatique voisin, le gaokao est rapporté comme un rituel exténuant où des millions d'adolescents passent des jours d'examens sous forte pression, entourés de familles inquiètes. Le récit décrit les matières et la publication des notes, sur un ton détaché mais légèrement impressionné par l'échelle du phénomène.
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