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jeudi 4 juin 2026 · Édition de 10:00 CET

Fragile trêve à Gaza : neuf civils tués dans des raids israéliens nocturnes

Malgré le cessez-le-feu, l’aviation israélienne a bombardé sans préavis des appartements à Gaza, causant la mort d’au moins neuf personnes, dont quatre enfants. Les opérations de sauvetage se poursuivent.

Géopolitique5 sources5 langues2 min de lectureMàj 13:19

Au moins neuf Palestiniens, dont quatre enfants, ont été tués et une quinzaine blessés lors de frappes aériennes israéliennes menées sans préavis contre quatre immeubles résidentiels de la ville de Gaza, dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 juin. Les raids, survenus avant l’aube, ont visé des appartements dans les quartiers nord-ouest et sud-ouest de la cité, ainsi que le camp de réfugiés d’Al-Shati, selon les autorités locales et plusieurs agences de presse. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivaient jeudi matin dans les décombres.

Cette nouvelle escalade meurtrière intervient en dépit du cessez-le-feu conclu en janvier dernier entre Israël et le Hamas, dont la mise en œuvre apparaît de plus en plus vacillante. La presse européenne souligne l’ajournement au dimanche suivant d’une réunion prévue en Égypte entre le mouvement islamiste et les médiateurs, signe d’un processus diplomatique grippé. L’armée israélienne n’a pas commenté ces opérations, alors que des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments éventrés et des meubles calcinés.

Les récits recueillis sur place apportent une dimension humaine au bilan chiffré. Une frappe a décimé cinq membres de la famille Labad, dans le nord-ouest de la ville, ne laissant qu’une fillette de neuf ans, blessée mais vivante. Dans le quartier de Sheikh Radwan, l’appartement des Ghoul a également été touché, faisant deux morts. Ces détails, relayés par l’agence palestinienne WAFA et des médias asiatiques, contrastent avec la sécheresse des communiqués militaires.

Au-delà de ces raids, les organisations internationales tirent la sonnette d’alarme sur une dégradation générale de la sécurité. Le Bureau des droits de l’homme des Nations unies a recensé au moins douze attaques israéliennes contre les forces de police à Gaza depuis le début de l’année, causant la mort de 53 personnes, a rapporté le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore. Cette comptabilité macabre, dans un territoire sous blocus, illustre l’érosion des fragiles garanties humanitaires. Tandis que les chancelleries occidentales insistent sur la relance des négociations, les opinions du Sud global perçoivent une forme d’impunité structurelle.

Alors que les secouristes fouillent les ruines à la recherche d’éventuels survivants, ces bombardements ravivent les doutes sur la viabilité d’une trêve que ni les armes ni la diplomatie ne semblent en mesure de consolider. La poursuite de tels cycles de violence, en plein mois de ramadan, risque d’anéantir les espoirs d’une désescalade durable et de condamner les civils à un calvaire sans fin.

Cette actualité est parue dans

5 sources · 5 langues · fenêtre 24 h

Le Figaro4 juin, 05:26
Prothom Alo4 juin, 09:36
Al-Monitor Iran Pulse4 juin, 09:38
Il Sole 24 Ore4 juin, 09:36
Republika4 juin, 12:26