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lundi 1 juin 2026 · Édition de 10:00 CET

Ferrari Luce : une révolution électrique entre rejet esthétique et carnet de commandes plein

Décriée pour son design et faisant chuter en Bourse le constructeur, la première Ferrari zéro émission fait néanmoins l'objet d'une demande record jusqu'en 2027.

Société7 sources5 langues3 min de lectureMàj 14:07

La présentation par Ferrari de son premier modèle entièrement électrique, la Luce, a suscité une vague de réactions contradictoires. D’un côté, les critiques virulentes pleuvent sur le design de ce coupé quatre portes et cinq places, signé par l’ancien designer star d’Apple, Sir Jony Ive. L’action Ferrari a chuté de 8 % le lendemain de l’événement, tandis que les réseaux sociaux regorgeaient de moqueries. De l’autre, comme le rapporte la presse helvétique, le carnet de commandes est d’ores et déjà rempli jusqu’à la fin 2027 – un succès qu’a confirmé le PDG Benedetto Vigna. Ce paradoxe illustre le défi auquel est confronté le constructeur italien : électrifier son ADN sans trahir ses fondamentaux.

La presse du Sud global a souligné le caractère historique de ce tournant. Le quotidien indien The Hindu y voit « un changement complet d’identité », une rupture radicale pour une marque bâtie sur les supercars thermiques. En Iran, le site Hamshahri note que l’aspect électrique est peut-être le moins controversé à propos de ce modèle, laissant entendre que le design et le positionnement posent davantage question. Cette dimension esthétique a en effet cristallisé les critiques, la Luce rompant avec les lignes classiques des Ferrari pour adopter une silhouette de GT massive, jugée par certains « bonne pour la casse », selon un commentaire repris par la presse alémanique.

Ce lancement intervient dans un contexte de compétition féroce avec les constructeurs chinois de véhicules électriques. Comme le relève le site ghanéen Joy Online, Ferrari entendait avec la Luce relever le défi des BYD, Nio et autres, qui menacent le marché du luxe. Analysant les perspectives, la presse brésilienne établit un parallèle avec le Porsche Cayenne, vilipendé à sa sortie en 2002 avant de devenir un best-seller planétaire. Ce précédent offre une grille de lecture : une révolution mal acceptée par les puristes peut, à terme, conquérir une nouvelle clientèle. La présence du président italien Sergio Mattarella et du pape Léon à la cérémonie de dévoilement, rapportée par les médias bangladais, montre que l’enjeu dépasse le simple cadre commercial.

Reste à savoir si la Luce, affichée à environ 550 000 euros, parviendra à concilier performance environnementale et rentabilité. Les carnets de commandes pleins sont un signal fort, mais ils reflètent aussi l’engouement spéculatif d’une clientèle de collectionneurs. À plus long terme, Ferrari devra convaincre que l’électrique peut être désirable sans renier le plaisir de conduite. Dans un marché où les Tesla et les Porsche Taycan ont déjà essuyé les plâtres, la voie est étroite. Cependant, comme le rappelle l’histoire du Cayenne, les paris les plus audacieux sont parfois les plus lucratifs.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Malgré de vives critiques en ligne sur son design, le premier modèle électrique de Ferrari connaît un afflux de commandes. Les carnets sont pleins jusqu'à fin 2027, signe que la clientèle, fidèle comme nouvelle, adhère au virage électrique de la marque.

Stampa africana subsahariana/ anglofonascetticismoschadenfreude

Ferrari a voulu défier les constructeurs chinois avec la Luce, mais la levée de boucliers a été immédiate et violente. L'action a chuté de 8% en une journée, tandis que mèmes et critiques submergeaient cette berline à 640 000 dollars, révélant un gouffre entre l'ambition et l'accueil du marché.

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Les réactions hostiles à la Luce rappellent la tempête déclenchée par le Cayenne en 2002, qui est pourtant devenu un succès planétaire. Ce qui paraît un échec retentissant pourrait se muer en triomphe commercial, tant le luxe électrique obéit à d'autres règles que l'orthodoxie des puristes.

Stampa indiana e sudasiaticascetticismoallarme

La Luce n'est pas seulement la première électrique de Maranello : c'est un changement d'identité radical, avec ses cinq places et quatre portes, qui divise admirateurs et investisseurs. L'ombre d'un faux pas historique plane sur le lancement, tandis que la polémique sur le design menace d'occulter la portée stratégique du pari.

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7 sources · 5 langues · fenêtre 24 h

Prothom Alo1 juin, 05:03
Hamshahri Online1 juin, 00:57
The News Lens1 juin, 11:47
Joy Online1 juin, 00:58
The Hindu1 juin, 11:47
Tages-Anzeiger1 juin, 11:46
UOL1 juin, 11:48