Entre rumeurs de transfert et fronde des joueurs, la France aborde la Coupe du monde sous tension
Alors que le Bayern Munich ferme la porte à un départ de Michael Olise, les Bleus de Deschamps doivent gérer une polémique sur les droits à l’image à une semaine du Mondial.

Le Bayern Munich a opposé une fin de non-recevoir catégorique aux velléités du Real Madrid concernant Michael Olise. Alors que la presse madrilène évoquait une offre imminente de 150 millions d’euros, dans le sillage de la campagne de réélection de Florentino Pérez, le président bavarois Herbert Hainer a intimé au club espagnol de renoncer, rappelant que l’international français est sous contrat jusqu’en 2029 et demeure un pilier du projet. Ce bras de fer, répercuté avec force par les médias brésiliens et ibériques, illustre la place centrale qu’occupe désormais le jeune ailier dans l’échiquier européen.
Interrogé par le quotidien allemand Bild, le sélectionneur Didier Deschamps s’est montré prudent sur l’avenir du joueur, suggérant qu’Olise « sait très bien s’il doit rester au Bayern ou changer d’air ». Lors d’une conférence de presse de préparation, relayée par Le Figaro, le technicien a balayé l’actualité brûlante des Bleus, évoquant aussi bien la polémique Cherki que le cas Dembélé, signe que la concentration est mise à rude épreuve à l’approche du match d’ouverture face au Sénégal, le 16 juin.
Le climat dans le vestiaire est d’autant plus électrique que plusieurs cadres ont découvert avec stupéfaction l’utilisation non consentie de leur image dans une campagne publicitaire pour une société de paris en ligne. Selon la presse portugaise, Kylian Mbappé, Désiré Doué, Ousmane Dembélé et Rayan Cherki figurent parmi les joueurs lésés, ravivant un contentieux qui avait déjà enflammé la Fédération en 2023. Cette fronde, qui mêle considérations éthiques et contrôle de l’image, ajoute une couche de turbulence à une équipe pourtant favorite au titre mondial.
Ces secousses extra-sportives, scrutées avec une acuité variable selon les zones géographiques – l’affaire Olise passionne la péninsule ibérique et l’Amérique latine quand la querelle des droits d’image mobilise les médias européens –, rappellent que la préparation d’une Coupe du monde ne se joue pas seulement sur le terrain. Didier Deschamps, qui envisage des rotations lors du dernier match amical face à l’Irlande du Nord, doit composer avec ces interférences pour souder un groupe dont chaque geste est amplifié par la sphère médiatique globale.
Reste à savoir si ces remous galvaniseront l’équipe de France ou en révéleront les fragilités. À une semaine du coup d’envoi, l’état-major tricolore mise sur l’expérience des cadres et l’insouciance des jeunes pousses pour transformer ces tensions en un ressort compétitif. Mais le moindre faux pas dans la communication interne pourrait offrir un angle d’attaque à des adversaires toujours prompts à exploiter la moindre faille psychologique.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le sélectionneur des Bleus évoque les rumeurs autour de Michael Olise avec retenue, laissant entendre que tout est envisageable sans dramatiser. Lors du point presse d'avant-match contre l'Irlande du Nord, Didier Deschamps balaie les sujets – de Cherki à Dembélé – sans jamais perdre son flegme habituel.
À quelques jours du Mondial, des stars de l'équipe de France sont furieuses contre leur fédération pour avoir diffusé leurs photos dans une campagne de paris sportifs sans les consulter. Pendant ce temps, le président du Bayern Munich oppose une fin de non-recevoir spectaculaire au Real Madrid au sujet d'Olise : le joueur n'est pas à vendre, et le club allemand savoure l'occasion de remettre la Maison Blanche à sa place.
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