En Albanie, la contestation grandit contre le projet immobilier du gendre de Trump
Manifestations massives et enquête pour corruption autour d’un complexe de luxe menaçant une réserve naturelle. Le Premier ministre dénonce une « hystérie » médiatique.

La contestation ne faiblit pas en Albanie contre le mégaprojet touristique de Jared Kushner, gendre de l’ancien président américain Donald Trump. Depuis plusieurs semaines, des milliers de manifestants défilent dans les rues de Tirana et jusque dans la réserve naturelle de Vjosa-Narta, sur la côte Adriatique, pour dénoncer un complexe hôtelier de luxe accusé de sacrifier un écosystème fragile. Face à l’ampleur du mouvement, le Premier ministre socialiste Edi Rama a choisi la contre-offensive médiatique, qualifiant la couverture internationale d’« hystérie » et diffusant une vidéo censée prouver que les rassemblements ne dépassent guère quelques milliers de personnes. Selon la presse nord-américaine, les organisateurs évoquent pourtant des foules bien plus importantes, avec des heurts contre les forces de l’ordre répondant aux canons à eau.
Au cœur de la mobilisation, la défense d’un patrimoine naturel exceptionnel. L’emblématique flamant rose – espèce protégée présente dans la zone – est devenu le symbole de la résistance, brandi gonflable lors des cortèges. La presse italienne, attentive à ce qui se joue de l’autre côté de l’Adriatique, insiste sur les menaces pesant sur cet habitat de tortues marines et de nombreuses espèces, que le gouvernement albanais classe pourtant parmi ses joyaux environnementaux. Le projet, porté par la société Affinity Partners, prévoit hôtels, villas et marina sur l’île de Sazan, ancienne base militaire communiste ultra-secrète, et le long du littoral de Vjosa-Narta. Les médias mexicains soulignent l’implication de l’ex-ministre Luis Videgaray aux côtés de Kushner et rapportent que le parquet spécial albanais (SPAK) a ouvert une enquête pour corruption, élargissant la controverse au-delà des enjeux écologiques.
Les opinions internationales divergent sur la nature de cette fronde. Tandis que les titres indiens mettent en avant la nage de protestation de la championne australo-albanaise Eva Buzo autour de l’île disputée, les analystes occidentaux s’interrogent sur l’avenir d’un investissement estimé entre 1,6 et 4,7 milliards de dollars selon les sources – un écart qui nourrit les soupçons d’opacité. Pour le gouvernement Rama, ce projet doit transformer le pays en destination haut de gamme et créer des milliers d’emplois ; pour les opposants, il illustre une nouvelle forme de prédation des terres par des intérêts étrangers, au mépris des populations locales.
Alors que l’Albanie candidate à l’Union européenne tente de concilier développement économique et préservation de ses atouts naturels, ce dossier pourrait devenir un test de sa gouvernance. L’enquête judiciaire en cours et la pression citoyenne incessante placent le pouvoir exécutif dans une position inconfortable, pris entre la promesse de retombées financières et le risque d’une crise politique. Dans les Balkans occidentaux, la mobilisation albanaise est scrutée comme un possible signal de résistance face aux projets imposés sans véritable débat démocratique. L’issue de ce bras de fer dépendra autant de la rue que des tribunaux.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le Premier ministre albanais rejette les critiques en qualifiant d'« hystérie » la couverture médiatique internationale et diffuse une vidéo montrant, selon lui, à peine deux mille manifestants, le chiffre le plus bas enregistré. Il affirme que l'opposition a été amplifiée et défend le projet comme un investissement de luxe nécessaire à l'économie, réduisant les contestataires à une minorité bruyante.
Des manifestations populaires massives secouent l'Albanie contre un projet lié à la famille Trump et prévu au sein d'une réserve naturelle. Ces grandes mobilisations expriment un rejet catégorique de ce qui est perçu comme une agression étrangère contre le patrimoine environnemental et la souveraineté du pays, dans un climat d'indignation croissante.
Une révolte en Albanie dénonce la capture de l'île de Sazan par Affinity Partners, la société de Jared Kushner et de Luis Videgaray liée à des intérêts étrangers opaques. Le projet est présenté comme une accaparation néocoloniale, réveillant des clins d'œil conspirationnistes aux élites khazares, tandis que la résistance populaire est dépeinte comme un combat pour la souveraineté nationale face aux prédateurs financiers mondiaux.
Les protestations se poursuivent en Albanie contre le méga-resort de luxe soutenu par le gendre de Trump dans la zone protégée de Vjosa-Narta. Quelques centaines de manifestants brandissent des pancartes exigeant de 'laisser Vjosa-Narta tranquille', maintenant la tension sans créer d'alarme. La couverture relève l'opposition locale mais garde une tonalité distante qui n'amplifie pas le conflit.
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