El Niño officiellement déclaré : menace sur les moussons indiennes et alertes mondiales
L’agence américaine NOAA et l’IMD indien confirment le retour d’El Niño, qui pourrait s’intensifier en un « super » épisode, avec des répercussions sur les récoltes, l’eau et l’énergie de l’Inde à la Colombie.

La confirmation est tombée presque simultanément des deux côtés du globe. L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a officiellement annoncé le retour d’El Niño, ce phénomène climatique cyclique né du réchauffement anormal des eaux équatoriales du Pacifique oriental. Quelques jours plus tard, le Département météorologique indien (IMD) a émis un bulletin similaire, attestant que le couplage océan-atmosphère – condition nécessaire pour parler d’un véritable événement El Niño – est désormais établi. Les deux institutions s’accordent sur un point crucial : l’épisode, encore modéré, devrait se renforcer rapidement et pourrait atteindre une intensité exceptionnelle, certains modèles évoquant un « super El Niño » comparable aux plus puissants enregistrés depuis 1950.
Pour le sous-continent indien, cette annonce assombrit considérablement les perspectives de la mousson d’été. L’IMD avait déjà revu à la baisse ses prévisions, ramenant les cumuls attendus à 90 % de la moyenne de longue période, et met en garde contre un affaiblissement supplémentaire à mesure qu’El Niño se renforcera durant la saison des pluies. Historiquement, le phénomène est associé à des moussons déficitaires, des vagues de chaleur prolongées et un risque accru de sécheresse. Le Dipôle de l’océan Indien, autre modulateur climatique régional, devrait rester neutre jusqu’à la fin de la mousson, privant l’Inde d’un éventuel effet compensateur. Les conséquences sur les récoltes et la sécurité alimentaire du pays le plus peuplé du monde sont au cœur des préoccupations.
L’Amérique latine n’est pas épargnée, et la Colombie illustre une facette différente de la menace. Les autorités nationales, par la voix de l’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales (Ideam), ont confirmé un démarrage anticipé d’El Niño – près de trois mois plus tôt que prévu – et avertissent que l’épisode pourrait figurer parmi les plus intenses depuis le milieu du XXe siècle. Le gouvernement a immédiatement lancé des appels pressants à l’économie d’eau et d’énergie, anticipant des tensions sur l’approvisionnement, l’agriculture et le système électrique, avec un pic attendu entre novembre 2026 et janvier 2027.
À l’échelle planétaire, les médias européens et les agences scientifiques dressent un tableau de conditions météorologiques extrêmes en cascade : vagues de chaleur meurtrières, inondations, sécheresses et incendies. La NOAA estime à 63 % la probabilité qu’El Niño devienne un événement fort, avec une anomalie de température océanique dépassant 2 °C dans la zone de référence. Les répercussions sur l’approvisionnement alimentaire et hydrique, ainsi que sur l’économie mondiale, sont jugées inévitables. Plusieurs projections suggèrent que 2026 et 2027 pourraient battre des records de température mondiale, aggravés par le réchauffement climatique de fond.
Face à ce faisceau d’alertes convergentes, la communauté internationale se trouve une nouvelle fois confrontée à l’urgence d’une préparation coordonnée. Le renforcement attendu durant le second semestre 2026, avec un paroxysme probable en fin d’année, laisse peu de répit. Si les épisodes El Niño sont naturels, leur intensification sous l’effet du changement climatique anthropique interroge la capacité des États à anticiper les crises alimentaires, hydriques et énergétiques qui en découlent, de l’Asie du Sud aux Andes.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le bureau météorologique indien confirme l'arrivée d'El Niño, qui devrait se renforcer pendant la mousson, entraînant des précipitations inférieures à la normale, des périodes de sécheresse prolongées et des températures plus élevées. Le phénomène fait craindre un 'super El Niño' susceptible d'affecter gravement l'agriculture et les ressources en eau.
El Niño a officiellement commencé et s'intensifie rapidement, les scientifiques prévenant qu'il pourrait devenir l'un des événements les plus puissants jamais enregistrés. Le phénomène va déclencher des conditions météorologiques extrêmes à l'échelle mondiale—vagues de chaleur, inondations, sécheresses et incendies—menaçant les approvisionnements alimentaires, les ressources en eau et la stabilité économique.
Le gouvernement colombien a confirmé l'arrivée précoce d'El Niño, qui pourrait devenir l'un des épisodes les plus intenses depuis 1950. Les autorités appellent la population à économiser l'eau et l'électricité, tout en déployant des actions préventives pour protéger l'agriculture, les écosystèmes et le système énergétique.
Le département météorologique indien prévoit des conditions El Niño modérées à fortes tout au long de la mousson, un dipôle de l'océan Indien neutre n'offrant que peu de répit. Ces perspectives attisent les inquiétudes concernant les pluies de mousson et les récoltes dans le pays le plus peuplé du monde.
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