"Disclosure Day" : quand Spielberg achève sa trilogie extraterrestre entre émerveillement et désenchantement critique
Avec ce troisième volet extraterrestre, le cinéaste américain clôt un cycle entamé en 1977. Si la presse anglo-saxonne salue un optimisme lucide, les critiques européens, notamment français et italiens, restent plus circonspects.

Au crépuscule d'une carrière où l'enfance et le merveilleux ont servi de boussole, Steven Spielberg livre avec Disclosure Day le dernier acte d'un triptyque entamé il y a près d'un demi-siècle avec Rencontres du troisième type (1977) et E.T. l'extra-terrestre (1982). Un retour aux sources qui, selon le réalisateur lui-même, se veut une réflexion sur la perte de la foi – foi en l'humanité, foi dans le progrès, foi dans la promesse d'un ciel habité. Le sociologue des sciences Pierre Lagrange analyse dans le Figaro cette obsession spielbergienne pour les ovnis comme le reflet d'une évolution de nos rapports à la science et au pouvoir, loin du simple divertissement pop-corn.
Pour la critique anglo-saxonne, le film divise moins sur ses intentions que sur son exécution. The Atlantic y voit une allégorie puissante du moment présent, où Spielberg, souvent caricaturé en éternel enfant du baby-boom, s'affirme en commentateur lucide d'une époque fracturée par la défiance envers les institutions. The Independent célèbre un divertissement exquisément sentimental, porté par une Emily Blunt magnétique en présentatrice météo de Kansas City soudain dotée d'un langage extraterrestre. Mais du côté de Rio de Janeiro, si le site G1 reconnaît la pureté du regard spielbergien, il nuance l'enthousiasme en évoquant des "résultats mitigés" comparés à la magie intacte des classiques.
L'accueil européen se fait nettement plus glacial. La presse française, par la plume du Figaro, estime qu'il faut "beaucoup apprécier Spielberg pour aimer un peu" ce 37e long-métrage jugé bien en deçà de ses plus grandes réussites. Outre-Alpes, MillenniuM fustige un "supermarché poussiéreux" aux produits "stantio", y décelant la preuve que les monstres sacrés d'Hollywood peinent à suivre le rythme de l'ère de l'intelligence artificielle. Le quotidien suédois Dagens Nyheter renchérit en parlant d'une "soupe sans substance", où le grand-père du cinéma américain semble s'être égaré dans sa chambre d'adolescent parmi les conspirations et les nappes de piano sentimentales.
Au-delà de la querelle des critiques, Disclosure Day s'inscrit dans un imaginaire contemporain où la quête extraterrestre oscille entre émerveillement scientifique et soupçon politique. L'hebdomadaire égyptien An-Nahar, en relatant des fouilles paléontologiques dans le désert oriental, et le quotidien suédois Dagens Nyheter, en évoquant les hésitations des astrophysiciens face à la découverte de biosignatures, rappellent que la question "sommes-nous seuls ?" ne cesse de se poser, bien au-delà des salles obscures. Le film de Spielberg, en imaginant une agence gouvernementale dissimulant depuis 79 ans les preuves d'une présence extraterrestre, ne fait que transposer sur grand écran un fantasme de transparence qui hante nos démocraties contemporaines.
Reste que le cinéaste, à 79 ans, persiste à signer une œuvre pétrie de cette "grâce" qu'évoque la critique brésilienne : la conviction presque enfantine que le contact avec l'altérité pourrait suspendre, ne serait-ce qu'un instant, la marche du monde et ses conflits. Un pari sur l'émerveillement qui, à l'heure des algorithmes et des angoisses climatiques, semble à la fois anachronique et étrangement nécessaire.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le nouveau film extraterrestre de Spielberg est accueilli avec scepticisme et ironie : une soupe sans substance, l'œuvre d'un réalisateur resté bloqué dans ses souvenirs d'enfance, incapable de retrouver la magie d'autrefois. On compare le vieillissement de son cinéma à un supermarché poussiéreux de quartier, aux rayons défraîchis.
Le film est interprété comme une allégorie du moment présent : Spielberg n'a pas abandonné l'espoir pour l'humanité et se sert de la science-fiction extraterrestre pour commenter les questions politiques et sociales de notre époque. Plutôt qu'un retour nostalgique, l'œuvre montre un cinéaste encore capable de messages actuels et profonds.
Le film dévoile un immense secret de l'univers caché par les autorités mondiales depuis des décennies : une lutte entre la vérité et les intérêts du pouvoir. C'est un thriller de science-fiction qui alerte sur ce qui pourrait arriver si la vérité sur les extraterrestres éclatait enfin au grand jour.
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