Coupe du monde 2026 : les États-Unis à l’assaut du Paraguay en ouverture
À Inglewood, les Américains comptent sur Christian Pulisic pour lancer leur Mondial, mais la presse indonésienne souligne la menace d’un Paraguay organisé et les doutes autour de Pochettino.

Le 13 juin 2026, le SoFi Stadium d’Inglewood accueillera un moment historique : pour la première fois depuis 1994, la Coupe du monde de football se déroule sur le sol américain, co-organisée avec le Mexique et le Canada. En ouverture du groupe D, les États-Unis affrontent le Paraguay, un match qui cristallise les espoirs et les angoisses du pays hôte. Comme le rapporte la presse américaine, le sélectionneur Mauricio Pochettino dispose de l’attaquant Christian Pulisic, véritable talisman de l’équipe, qui assure que les siens sont « prêts à se battre » et « capables de rivaliser avec n’importe qui ».
Les médias indonésiens, qui suivent de près cette compétition planétaire, offrent une lecture plus nuancée. Plusieurs titres insistent sur la fragilité du parcours récent des États-Unis et sur l’incertitude entourant le style de Pochettino. « La magie de Pulisic » devra faire la différence, lit-on, mais le Paraguay, réputé pour sa défense solide et son organisation tactique, pourrait bien jouer les trouble-fêtes. Le groupe D, qui compte également l’Australie et la Turquie, est jugé particulièrement ouvert, chaque faux pas pouvant être rédhibitoire.
La perspective américaine, relayée par les radios publiques et les chaînes d’information, met l’accent sur la volonté de « réécrire un héritage d’infériorité » sur la scène internationale. Malgré la croissance de la Major League Soccer et l’émergence de talents évoluant dans les meilleurs championnats européens, le soccer reste en quête de légitimité face aux géants sud-américains et européens. Ce match inaugural contre un adversaire sud-américain modeste, mais jamais facile, est donc un test psychologique autant que sportif.
L’affrontement s’inscrit dans un contexte géopolitique particulier, celui d’une Coupe du monde tri-nationale inédite, qui ambitionne de démontrer la capacité de l’Amérique du Nord à organiser un événement d’une telle envergure au-delà des clivages politiques. Pour les États-Unis, une victoire convaincante lancerait idéalement une dynamique susceptible de porter l’équipe vers les phases finales, tandis qu’un résultat décevant raviverait les doutes sur la maturité footballistique du pays. Le rendez-vous de Los Angeles concentre ainsi tous les enjeux d’un Mondial qui s’annonce aussi chargé symboliquement que sportivement.
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