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lundi 8 juin 2026 · Édition de 20:00 CET

Corps sous contrôle : de São Paulo à Moscou, des célébrités féminines ripostent contre le tribunal esthétique

Face au jugement impitoyable de leur apparence, de l’Italie au Brésil en passant par la Russie et les États-Unis, chanteuses et mannequins optent pour la mise en scène de leur vulnérabilité ou la menace de poursuites.

Société5 sources4 langues3 min de lectureMàj 03:19

La chanteuse italienne Emma Marrone a choisi la radicalité de l’intime pour faire taire les commentaires sur son corps. Dans une vidéo publiée sur Instagram, elle se montre sans maquillage ni retouche, ventre découvert, ses abdominaux saisis par la lumière naturelle, tout en rappelant le parcours médical qui a remodelé sa silhouette après un diagnostic de tumeur. « Amatevi ragazze sempre e comunque, non ascoltate nessuno » – aimez-vous, les filles, toujours, et n’écoutez personne –, écrit-elle en légende, faisant de son corps un manifeste contre la grossophobie ordinaire. Son geste, salué par la presse italienne, s’inscrit dans une série de ripostes qui traversent les continents.

Au Brésil, la polémique autour de la chanteuse Maiara, duo avec Maraisa, a pris une tournure judiciaire. Après des rumeurs sur une perte de poids rapide et un prétendu problème de santé, l’équipe de l’artiste a diffusé une note de réprobation et menacé de poursuites contre les informations jugées diffamatoires. Dans le même temps, la fratrie affirmait dans une interview : « Rien n’éteindra notre éclat. » Un endocrinologue consulté par la presse locale a mis en garde contre l’impact d’un amaigrissement accéléré sans suivi médical, tout en soulignant le poids des pressions esthétiques propres à l’industrie musicale brésilienne. Ce cas illustre la tension entre le droit à l’image et la tentation de faire taire les critiques par la voie légale.

À Moscou, Alena Apina, icône de la pop russe de 61 ans, oppose une autre stratégie : la provocation assumée. « Dans mon âge, il n’y a rien de répugnant ni d’extraordinaire », a-t-elle déclaré à la télévision russe, défendant ses tenues jugées trop osées – robes dorées, shorts ou dos nus. Son couturier, Djémal Makhmoudov, a relancé le débat en s’indignant : « Cher a 80 ans et elle le fait, mais pas Apina à 60 ans ? » Au-delà de la polémique, c’est la question de l’âgisme et du double standard qui est ainsi posée dans l’espace médiatique russophone. En parallèle, aux États-Unis, un cliché non retouché de Kim Kardashian sur un circuit de Formule 1, laissant apparaître un léger capiton sur les bras, a suscité un soulagement presque collectif : « Même Kim a de la cellulite. Quel réconfort », pouvait-on lire en commentaire, révélant l’emprise des normes irréelles véhiculées par les images filtrées.

Ces épisodes se répondent comme autant de micro-résistances à ce tribunal esthétique mondialisé. Alors qu’une Bella Hadid distille sans heurts ses clichés en maillot de bain sur un yacht, l’écart se creuse entre les corps célébrés parce qu’ils incarnent encore la norme – jeune, mince, lisse – et ceux qui s’en écartent, fût-ce un instant. La nouveauté réside dans la diversification des réponses : de l’exhibition militante de la vulnérabilité à la judiciarisation du harcèlement, en passant par la revendication du droit au vieillissement spectaculaire. Reste à savoir si ces ripostes réussiront à déplacer durablement le regard collectif, ou si elles ne feront qu’ajouter un chapitre supplémentaire au feuilleton médiatique du « corps sous contrôle ».

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Stampa atlantica / anglosferadistaccopragmatismo

Bella Hadid profite d'une journée ensoleillée en mer dans un maillot de bain une pièce bleu saisissant, partageant des instants paisibles sur un bateau. La mannequin est photographiée en train de méditer et de faire du yoga sur le yacht, dégageant le calme de l'été. Les articles mettent en avant l'élégance décontractée de cette parenthèse marine.

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En Russie, la discussion se concentre sur une photo non retouchée de Kim Kardashian lors d'un Grand Prix de Formule 1, dévoilant la réalité derrière l'image léchée de la star. Le cliché, publié par une chaîne sportive sur une plateforme interdite dans le pays, a suscité des commentaires sur sa robe moulante à 45 ans. De façon analogue, la chanteuse Alena Apina, 61 ans, défend sa garde-robe provocante, rejetant les critiques et affirmant qu'à son âge il n'y a rien d'extraordinaire.

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Le cas de la chanteuse Maiara déclenche l'alerte sur les effets d'un amaigrissement accéléré et la diffusion de fausses rumeurs de santé. Après de vives critiques sur son apparence, l'artiste a publié une note de condamnation des mensonges, déclarant que rien n'éteindra leur éclat. La couverture médiatique lance un appel à des mesures judiciaires contre la désinformation et reflète des inquiétudes plus larges sur la pression liée à l'image corporelle.

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Emma Marrone réplique au harcèlement corporel par une vidéo pleine de défi, appelant les filles à toujours s'aimer et à ne pas écouter les critiques. Après qu'un internaute lui a suggéré de faire un régime, la chanteuse répond qu'elle court vers l'immensité, indifférente à l'obsession que l'on a de son corps. Le message célèbre la résilience et rejette la culture du jugement en ligne.

Cette actualité est parue dans

5 sources · 4 langues · fenêtre 24 h

Lenta.ru9 juin, 00:13
Il Fatto Quotidiano8 juin, 17:07
Fox News8 juin, 23:14
Metrópoles8 juin, 17:09
CNN Brasil8 juin, 19:08