Conférence de Paris sur la solution à deux États : entre relance diplomatique et mobilisations citoyennes
La France a accueilli une deuxième conférence internationale pour la paix israélo-palestinienne, tandis qu’à Jakarta une manifestation de solidarité se prépare. Les espoirs d’une solution à deux États s’amenuisent.

Paris a de nouveau endossé le rôle de médiateur symbolique en réunissant, le 12 juin, sociétés civiles israélienne et palestinienne ainsi qu’une quinzaine de délégations ministérielles étrangères pour une conférence consacrée à la solution à deux États. Cette deuxième édition, organisée un an après l’« Appel de Paris » adopté par l’Assemblée générale des Nations unies, vise à produire des recommandations concrètes avant le sommet du G7 d’Évian et à maintenir vivante une perspective de paix que le contexte régional rend chaque jour plus improbable. La rencontre doit s’achever sur un « Appel à l’action » en huit points, exhortant à un cessez-le-feu, à des réformes de gouvernance et à la reconstruction de Gaza.
La persévérance française s’inscrit dans un mouvement diplomatique plus large : depuis la Déclaration de New York sur l’État palestinien, une douzaine de pays – dont la France, le Royaume-Uni et le Canada – ont formellement reconnu la Palestine. Pourtant, la presse italienne souligne que l’objectif des deux États n’a jamais semblé aussi lointain, dans une région déchirée par une guerre aux multiples fronts. Les voix pacifistes israéliennes et palestiniennes présentes à Paris sont saluées pour leur courage, mais elles apparaissent marginales face à la spirale de violence. Un responsable cité par la presse israélienne résume l’urgence du moment : « Compte tenu de la situation actuelle, marquée par des conflits apparemment sans fin, trop de victimes civiles et un cycle de violence, nous pensons que cette conférence est aujourd’hui plus essentielle et urgente que jamais. »
À des milliers de kilomètres de là, une autre forme de pression citoyenne se prépare. Un média indonésien annonce qu’une « Aksi Bela Palestina » se tiendra le 14 juin devant l’ambassade des États-Unis à Jakarta, portée par un collectif d’oulémas et de responsables associatifs. Les organisateurs formulent neuf exigences et entendent faire de ce rassemblement un signal de solidarité humanitaire, alors que l’agression militaire israélienne continue de provoquer des pertes civiles massives. Cette mobilisation, bien que géographiquement éloignée des salons diplomatiques parisiens, rappelle que la question palestinienne demeure un puissant catalyseur de mobilisations transnationales.
La conférence de Paris illustre ainsi un paradoxe tenace : la solution à deux États reste le cadre de référence officiel de la communauté internationale, mais sa crédibilité s’érode à mesure que le terrain impose des faits accomplis. Les recommandations issues de la rencontre nourriront les discussions du G7, avec l’espoir ténu d’infléchir des décisions qui, jusqu’ici, n’ont pas enrayé l’engrenage. Entre relance diplomatique européenne et expression d’une solidarité globale aux formes multiples, le chemin vers une paix négociée paraît toujours plus étroit.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La France accueille une deuxième conférence sur la solution à deux États, réunissant la société civile israélienne et palestinienne. Mais l’objectif n’a jamais paru aussi éloigné, et des voix s’élèvent pour exiger que la reconnaissance de la Palestine soit conditionnée à un renouveau démocratique, en soulignant que les élections promises n’ont pas eu lieu.
Des groupes de la société civile israélienne et palestinienne se réunissent à Paris pour exhorter la communauté internationale à ne pas abandonner la solution à deux États, alors que les perspectives s’assombrissent dans le conflit en cours. La conférence, un an après la Déclaration de New York, lancera un appel au cessez-le-feu, à des réformes de gouvernance et à la reconstruction de Gaza.
Un grand rassemblement pour défendre la Palestine se tiendra devant l’ambassade des États-Unis à Jakarta, avec la participation de dirigeants islamiques de premier plan pour renforcer l’unité musulmane et la solidarité humanitaire. La manifestation présente neuf revendications, traduisant une indignation et une urgence généralisées pour la cause palestinienne.
Cette actualité est parue dans
6 sources · 4 langues · fenêtre 24 h