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mardi 9 juin 2026 · Édition de 16:00 CET

Bruxelles veut fermer ses frontières à tous les soldats russes ayant combattu en Ukraine

La Commission européenne propose un 21e paquet de sanctions incluant une interdiction d’entrée dans l’UE pour tout militaire russe ayant servi depuis 2022, un gel du plafonnement du prix du pétrole et un ciblage inédit des plateformes cryptos.

Économie19 sources8 langues3 min de lectureMàj 19:18

Pour la première fois, l’Union européenne envisage de refuser l’accès à son territoire à l’ensemble des combattants russes ayant participé à l’invasion de l’Ukraine. Présentée mardi par Ursula von der Leyen, cette mesure phare du 21e paquet de sanctions ne vise plus seulement des commandants ou des responsables politiques, mais « toute personne ayant servi dans les forces armées russes depuis le début de la guerre ». La proposition, longuement réclamée par les pays baltes et désormais soutenue par la Suède, entend sanctuariser l’espace européen face à ceux qui ont pris part à l’agression.

Au-delà du volet migratoire, Bruxelles adapte son arsenal économique à un contexte géopolitique bouleversé par la guerre au Moyen-Orient. La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué une flambée des cours mondiaux, rendant inopérant le mécanisme d’ajustement automatique du prix plafond du brut russe, conçu pour suivre les tendances du marché et non pour absorber des chocs. La Commission propose donc de geler le plafond actuel – environ 44 dollars le baril – jusqu’en janvier 2027, le temps que les marchés se stabilisent. Cette décision, commente la presse espagnole, vise à empêcher Moscou d’engranger des revenus exceptionnels grâce à la crise iranienne.

Le volet financier du paquet est tout aussi massif. Selon des sources diplomatiques citées par Reuters, jusqu’à 90 banques russes pourraient être ajoutées aux listes noires, portant à plus de la moitié la part des établissements de crédit russes sous sanctions. La Commission évoque officiellement 31 nouvelles banques visées par une interdiction de transactions, auxquelles s’ajoutent une vingtaine d’entités financières et plateformes cryptos établies dans des pays tiers – Chine, Turquie, Émirats, entre autres. Pour la première fois, une interdiction totale des services liés aux crypto-actifs est proposée à l’encontre de ces États, un levier dissuasif destiné à tarir les circuits de contournement.

La presse russe réagit de manière contrastée. Les médias indépendants comme Meduza ou iStories relaient sobrement les annonces, tandis que des titres proches du pouvoir tournent la mesure en dérision. Le sénateur Vladimir Djabarov ironise sur une Europe qui ne serait plus « la destination de rêve » pour les soldats russes, et Vladimir Poutine, au Forum économique de Saint-Pétersbourg, a exclu que l’Europe puisse jouer un rôle de médiateur. Cette rhétorique masque mal l’impact réel des sanctions : selon von der Leyen, l’inflation russe avoisine 6 %, les taux d’intérêt grimpent à 14,5 %, et les deux tiers des actifs liquides du fonds souverain ont disparu.

Le paquet, qui doit encore être approuvé par les États membres, comprend également l’ajout de 30 navires à la liste du « shadow fleet » russe, des restrictions sur l’importation de nouveaux biens comme les automobiles, et des mesures contre le secteur de la pêche. En toile de fond, Bruxelles se dit prête à ouvrir le premier chapitre des négociations d’adhésion de l’Ukraine, signalant que la pression sur Moscou s’accompagne d’un ancrage stratégique de Kiev dans l’orbite européenne.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Stampa europea continentaleStampa russa e CSIStampa arabo levante-Maghreb
Stampa europea continentaletrionfopragmatismo

L'Union européenne accentue la pression économique sur la Russie avec le 21e paquet de sanctions, preuve que la persistance paie face à l'économie de guerre de Moscou. Les mesures incluent le gel de l'ajustement du plafonnement du prix du pétrole, l'interdiction d'entrée pour les anciens combattants russes et la mise à l'écart de 31 banques supplémentaires. Bruxelles affirme que les sanctions fonctionnent, pointant l'inflation et le coût croissant de la guerre.

Stampa russa e CSIironiascetticismo

Le 21e paquet de sanctions de l'UE, y compris l'interdiction de visa pour les vétérans russes, repose sur l'hypothèse erronée que l'Europe reste un rêve pour les combattants russes. La Russie balaie ces nouvelles restrictions, les jugeant illégales et inefficaces, et note que ses forces armées et son économie s'adaptent, et que le pays ne voit pas l'Europe comme une destination convoitée. Les médias d'État et économiques rapportent ces mesures avec détachement, souvent ironie, en soulignant l'échec des tentatives européennes d'isoler la Russie et la résilience des secteurs énergétique et financier.

Stampa arabo levante-Maghrebdistaccopragmatismo

L'Union européenne envisage d'interdire l'entrée à tous les Russes ayant participé à la guerre en Ukraine dans le cadre de son 21e paquet de sanctions. La proposition cible également les plateformes de cryptomonnaies utilisées pour contourner les restrictions et maintient le plafonnement du prix du pétrole. Ces mesures sont présentées comme continuant de peser lourdement sur l'effort de guerre russe, mais le compte rendu reste un résumé factuel et détaché de l'annonce de l'UE, sans approbation explicite.

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19 sources · 8 langues · fenêtre 24 h

Lenta.ru9 juin, 16:06
Vedomosti9 juin, 14:30
Interfax9 juin, 14:31
iStories9 juin, 14:58
Affari Italiani9 juin, 14:31
Le Monde9 juin, 14:31
RBK9 juin, 14:56
Dozhd9 juin, 14:32