Florentino Pérez réélu au Real Madrid : un plébiscite sous le signe du retour de Mourinho
Le dirigeant de 79 ans a obtenu 65 % des voix face à Enrique Riquelme, lors de la première élection disputée en deux décennies. Il a confirmé l’arrivée de l’entraîneur portugais et de recrues défensives.

Florentino Pérez a été réélu dimanche soir président du Real Madrid avec une confortable majorité, ouvrant la voie à un retour très médiatisé de José Mourinho sur le banc du Santiago Bernabéu. Selon les chiffres officiels, la candidature du dirigeant de 79 ans a recueilli 21 741 voix (65 %), contre 11 814 (35 %) pour l’entrepreneur Enrique Riquelme, lors du premier scrutin plurinominal depuis 2006. Dès son discours de victoire, Pérez a salué « l’un des meilleurs entraîneurs du monde, un madridista », annonçant la signature imminente du technicien portugais.
L’élection anticipée, convoquée par Pérez lui-même, intervenait dans un climat de doute sportif après deux saisons sans trophée majeur, souligne la presse française. La presse russe, notamment Forbes Russia, rappelle que depuis 2009, le président était réélu sans opposition, ces joutes électorales retrouvant une compétition réelle après vingt ans de parenthèse. Pour la première fois en deux décennies, les socios ont pu départager deux projets, dans un contexte où les médias brésiliens pointent la controverse sur une possible ouverture du capital du club à des investisseurs extérieurs, projet dénoncé par Riquelme au nom de la structure centenaire détenue à 100 % par ses membres.
Au-delà du nom de Mourinho, dont le transfert depuis Benfica coûterait 15 millions d’euros selon les médias anglophones, le vainqueur a promis un renforcement défensif de poids : les journaux argentins et espagnols citent les arrivées du Français Ibrahima Konaté et du Néerlandais Denzel Dumfries. Cette relance de l’effectif répond à une saison où l’absence de joueurs madrilènes en sélection nationale espagnole avait nourri les critiques, relèvent des titres africains anglophones.
La victoire de Pérez, bien que nette, n’efface pas les fragilités. La presse lusophone et les médias mexicains observent qu’un tiers des votants ont soutenu un adversaire de 37 ans qui incarnait une rupture générationnelle. L’éditorialiste du quotidien argentin La Nación rappelle que le dirigeant, déjà aux commandes de 2000 à 2006 puis sans discontinuer depuis 2009, entame un mandat qui le mènera jusqu’en 2030, soit trois décennies d’emprise sur l’institution. Confronté à la nécessité de renouer avec les titres et de préserver le modèle associatif face aux sirènes de la financiarisation, Pérez devra démontrer que ce nouveau cycle ne se résume pas à un simple retour aux recettes du passé.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La réélection de Florentino Pérez à la présidence du Real Madrid jusqu'en 2030 est interprétée comme une consolidation du pouvoir, mais elle cache des tensions internes. Malgré 65 % des voix face à Enrique Riquelme, le tiers des socios ayant voté contre exprime un mécontentement sur la gouvernance et le projet de vendre une part du club. La voie est libre pour le retour de Mourinho et de nouvelles recrues, mais le référendum sur la cession de 5 % assombrit le tableau.
Florentino Pérez a été réélu président du Real Madrid pour un mandat jusqu'en 2030. Les chiffres font état de 21 741 voix pour lui (65 %) contre 11 814 pour Riquelme (35 %), lors des premières élections à candidats multiples depuis près de vingt ans. Le récit se borne aux faits essentiels, avec une évocation du procès gagné contre un média en ligne.
La réélection triomphale de Pérez ouvre la voie à l'annonce imminente du retour de José Mourinho comme entraîneur. Le scrutin est perçu comme un mandat pour relancer le club après deux saisons sans titre, et l'enthousiasme se concentre sur le nouveau cycle technique. La victoire à 65 % est présentée comme écrasante, le come-back du Special One constituant le cœur du récit.
La réélection de Pérez, qui a survécu à la première véritable épreuve électorale en vingt ans, suscite des réactions contrastées : si l'emprise du magnat est confirmée et que les projets Mourinho et Olise avancent, un malaise significatif des socios se fait sentir. Plus d'un tiers des votants a soutenu un candidat critique des plans de propriété, révélant une fracture sur la gouvernance. Le résultat apporte la stabilité, mais la polémique sur la vente de parts du club ne retombe pas.
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