Attaque de drone sur la centrale de Barakah : l'AIEA dénonce une menace pour la sécurité nucléaire
Le directeur de l'AIEA, en visite aux Émirats, a condamné l'attaque de drone contre la centrale nucléaire de Barakah, saluant la réaction rapide des autorités et appelant à protéger les installations pacifiques.

Le 17 mai 2026, une attaque de drone ciblant la centrale nucléaire de Barakah, à Abu Dhabi, a marqué une escalade inquiétante au Moyen-Orient. Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en visite officielle aux Émirats arabes unis, a condamné un acte « totalement inacceptable » et une menace directe pour la sûreté nucléaire. Le drone, lancé depuis le territoire irakien, a frappé un générateur électrique à l’extérieur du périmètre intérieur de l’unité 3, provoquant une perte de l’alimentation externe qui a forcé l’arrêt d’un réacteur. Les autorités émiraties et l’autorité fédérale de régulation nucléaire ont géré l’urgence avec une rapidité « très professionnelle », selon M. Grossi, évitant tout impact radiologique. Cet incident, le premier de ce genre contre une installation nucléaire dans la région, a immédiatement soulevé des alarmes quant à la vulnérabilité des infrastructures énergétiques critiques sur fond de tensions croissantes entre l’Iran et les Émirats.
La réponse émiratie a été rapide et a mis en évidence la robustesse des systèmes de sûreté nucléaire. M. Grossi a qualifié l’événement d’« épreuve du feu » qui a prouvé l’efficacité des mesures de protection émiraties. La centrale de Barakah, première centrale nucléaire commerciale du monde arabe, est présentée comme un modèle de transparence et de respect des normes internationales. Depuis la mise en service commercial complet de ses quatre réacteurs en septembre 2024, le site produit environ 40 térawattheures d’électricité propre par an, couvrant près de 25 % des besoins du pays et permettant aux Émirats de se classer au premier rang mondial pour la production d’électricité propre par habitant pendant six années consécutives. Les médias émiratis ont célébré ce projet national, soulignant son rôle dans la sécurité énergétique et le développement de l’expertise locale, M. Grossi ayant rencontré des ingénieurs émiratis lors de sa visite des simulateurs avancés de la centrale.
Le contexte géopolitique plus large jette toutefois une ombre sur ce succès. Abu Dhabi et ses alliés ont directement accusé l’Iran d’avoir orchestré des « attaques terroristes non provoquées » à l’aide de missiles et de drones contre des sites civils aux Émirats, y compris aux abords de Barakah. Le drone qui a frappé Barakah faisait partie d’une vague lancée depuis l’Irak, théâtre de guerres par procuration où les milices soutenues par Téhéran opèrent avec une autonomie croissante. Tandis que les sources émiraties et israéliennes détaillaient l’aspect opérationnel, l’absence de réaction iranienne dans la couverture immédiate soulignait la nature asymétrique du conflit. Les puissances occidentales, y compris les États nucléaires européens comme la France, observaient avec inquiétude : l’attaque menaçait non seulement l’approvisionnement énergétique d’un État, mais aussi le tabou mondial interdisant de cibler des installations nucléaires, principe inscrit dans le droit humanitaire international.
Le rôle de l’AIEA est devenu crucial. M. Grossi a réitéré l’opposition catégorique de l’agence à toute attaque contre des installations nucléaires pacifiques et a offert un soutien technique et moral aux Émirats. Sa visite, qui comprenait une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, le cheikh Abdullah bin Zayed, a servi à réaffirmer le cadre de coopération entre Abu Dhabi et l’agence viennoise. Pour la communauté internationale, l’incident a mis en lumière la nécessité de renforcer les instruments juridiques protégeant les sites nucléaires dans les zones de conflit, un débat déjà vif après les bombardements répétés autour de la centrale ukrainienne de Zaporijjia. Les capitales européennes, longtemps championnes des protocoles de sûreté nucléaire, pourraient désormais pousser à de nouvelles résolutions contraignantes à l’AIEA, tandis que les nations africaines francophones qui envisagent le nucléaire – comme l’Égypte ou le Ghana – observent de près comment les Émirats concilient ambitions civiles et menaces régionales croissantes.
À l’avenir, l’attaque de Barakah impose un réexamen. La réaction mesurée des Émirats et le soutien rapide de l’AIEA ont évité une catastrophe potentielle, mais l’épisode signale que l’architecture de sécurité pour l’énergie nucléaire dans la région reste fragile. Alors que les pays du Golfe accélèrent leurs transitions énergétiques, multipliant les projets nucléaires civils de l’Arabie saoudite à la Jordanie, le besoin de mécanismes de défense collective robustes contre les attaques asymétriques devient pressant. L’incident renforce également l’indispensabilité de l’AIEA en tant que gardien impartial, mais sa capacité à faire respecter les normes dépend de la volonté politique des États membres. Dans une région où la technologie des drones prolifère et où les tensions couvent, l’« atome pacifique » se retrouve en première ligne, exigeant une refonte de la dissuasion qui dépasse les menaces étatiques traditionnelles.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le programme nucléaire pacifique des Émirats arabes unis, pilier de la sécurité énergétique propre, a résisté à une attaque terroriste iranienne non provoquée visant la centrale de Barakah. Les autorités émiraties ont réagi rapidement et le directeur de l'AIEA a salué les normes de sûreté et de transparence du pays. L'Iran est accusé d'avoir lancé des frappes de missiles et de drones contre des sites civils, menaçant la stabilité régionale.
L'AIEA apporte un soutien technique et moral aux Émirats arabes unis après l'attaque de drone près de la centrale nucléaire de Barakah. Les autorités ont arrêté un réacteur en raison de la perte d'alimentation externe, et le drone provenait d'Irak. L'agence n'attribue pas la responsabilité mais souligne la réaction rapide émiratie.
Le chef de l'AIEA a jugé inacceptable une attaque contre une installation nucléaire après avoir visité le site de Barakah, frappé par un drone. Les installations nucléaires ne doivent jamais être prises pour cible, et la réaction rapide et professionnelle des Émiratis a limité les dégâts. L'agence insiste sur la nécessité de protéger les sites nucléaires pacifiques en vertu du droit international.
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