Accord minoritaire hongrois : l’Ukraine relance sa marche vers l’adhésion à l’UE
Un accord historique sur les droits de la minorité hongroise débloque les négociations d’adhésion, tandis que des voix critiques s’élèvent au Parlement européen et que la Pologne pourrait devenir un nouveau point de friction.

L’Union européenne a donné un feu vert préliminaire à l’ouverture d’un premier groupe de sujets de négociation avec l’Ukraine, après que la Hongrie a levé un veto qui bloquait le processus depuis des mois. Dans la presse hongroise et les médias internationaux, on qualifie d’« historique » l’accord conclu entre Budapest et Kiev sur les droits de la minorité magyare de Transcarpatie, annoncé par le premier ministre Péter Magyar. Celui-ci étend les droits linguistiques, éducatifs, culturels et politiques de cette communauté. La commissaire européenne à l’élargissement, Marta Kos, y voit « le meilleur moyen de protéger les minorités » et appelle à accélérer le chemin de l’Ukraine vers l’adhésion.
Cette relance intervient alors que le Parlement européen, par la voix de sa commission des affaires étrangères, a voté en faveur d’une accélération des négociations. La presse italienne révèle toutefois des fractures : le Mouvement 5 étoiles s’y est opposé, le Parti démocrate et Fratelli d’Italia se sont abstenus ou divisés. Un eurodéputé de ce mouvement, cité par les médias russes, a dénoncé « un grave problème de démocratie et de corruption » en Ukraine, jugeant que le pays ne remplit pas les critères d’adhésion et que l’UE devrait d’abord chercher une solution diplomatique au conflit avec la Russie.
Des angles morts subsistent. Les médias russes, reprenant The European Conservative, mettent en garde contre un possible blocage de la Pologne. Les contentieux mémoriels, comme la glorification par Kiev de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), pourraient envenimer les relations avec Varsovie, pourtant allié indéfectible contre Moscou. L’ombre de ces différends historiques s’ajoute aux critiques sur l’État de droit.
L’adhésion de l’Ukraine demeure un parcours semé d’embûches, où les considérations géopolitiques se mêlent aux exigences de réformes internes. Si l’accord avec Budapest marque un tournant, la persistance de la guerre et les friabilités institutionnelles pourraient continuer à freiner le processus. L’Union, elle-même divisée, devra conjuguer élargissement et consolidation de ses critères fondateurs.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'adhésion de l'Ukraine à l'UE se heurte à des obstacles insurmontables en raison d'une corruption endémique et de déficits démocratiques, comme l'a reconnu un eurodéputé de l'opposition italienne. La Pologne pourrait en outre devenir un nouveau frein en raison de contentieux historiques non résolus, portant un nouveau coup aux ambitions de Kiev.
La Hongrie et l'Ukraine ont résolu leur différend de longue date sur les droits des minorités, ouvrant la voie au premier chapitre de négociation pour l'adhésion à l'UE. L'accord est perçu comme une percée pragmatique qui écarte un obstacle clé sur le chemin européen de Kiev.
Un accord historique entre Budapest et Kiev sur les droits des minorités a débloqué les négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'UE, la commission des affaires étrangères du Parlement européen ayant donné son premier feu vert. Malgré quelques divisions politiques internes, l'Union accélère le processus, marquant une étape importante sur le chemin de l'intégration européenne du pays.
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