Abramovitch, l’intermédiaire discret entre Moscou et Kiev
Le milliardaire russe Roman Abramovitch a servi d’émissaire officieux en mai 2026, transmettant à Vladimir Poutine une proposition de rencontre de Volodymyr Zelensky, selon des sources européennes et ukrainiennes.

Les révélations du Financial Times, confirmées par des députés ukrainiens, lèvent le voile sur l’identité du mystérieux homme d’affaires russe évoqué par Vladimir Poutine lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg. Il s’agit de Roman Abramovitch, oligarque et ancien propriétaire du club de Chelsea. Selon des sources proches du dossier citées par le quotidien britannique, M. Abramovitch s’est rendu à Kiev en mai 2026 à l’invitation du président ukrainien Volodymyr Zelensky, afin de transmettre un message personnel à son homologue russe : une proposition de rencontre au sommet entre les deux dirigeants.
Du côté du Kremlin, le conseiller diplomatique Iouri Ouchakov a confirmé qu’un « grand entrepreneur » russe bien connu s’était rendu dans la capitale ukrainienne, sans toutefois le nommer. Il a également rappelé l’existence de canaux de communication « ouverts et fermés » avec Kiev, tout en soulignant que les contacts directs se poursuivaient malgré le conflit. Le président Poutine avait lui-même évoqué publiquement l’initiative, sans dévoiler l’identité de son intermédiaire, en qui il dit avoir toute confiance.
La figure d’Abramovitch cristallise les ambiguïtés de cette médiation officieuse. Proche du système poutinien, il est pourtant le seul Russe « que l’on accepte à Kiev », selon une source citée par la presse européenne. Depuis le début de la guerre en 2022, il s’est imposé comme un canal discret, au point que M. Zelensky avait demandé à Washington de suspendre les sanctions le visant. Les milieux diplomatiques occidentaux soulignent toutefois le scepticisme de l’oligarque quant à l’approche du président ukrainien : M. Abramovitch aurait comparé sa foi dans la « magie du charisme personnel » à un concours de capitaines.
Cet épisode révèle la permanence de pourparlers discrets alors que les affrontements militaires se poursuivent. Il survient dans un contexte marqué par une frappe ukrainienne le 22 mai, au lendemain de la transmission du message, ce qui interroge sur la réalité d’une volonté de paix des deux côtés. Les chancelleries européennes observent avec prudence ces manœuvres, y voyant le signe d’un dialogue qui, pour fragile qu’il soit, n’est pas rompu. Reste à savoir si cette diplomatie parallèle pourra dépasser le stade des messages symboliques.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le Kremlin confirme que les canaux de communication ouverts et fermés avec Kiev restent actifs, un homme d'affaires russe bien connu servant d'intermédiaire. L'identité de l'entrepreneur n'est pas dévoilée, ce qui souligne la discrétion de ces contacts. Moscou présente cette filière comme un outil pragmatique pour maintenir le dialogue alors que les négociations officielles sont à l'arrêt.
Un journal britannique identifie l'émissaire mystérieux comme Roman Abramovich, affirmant qu'il a été invité par le président Zelensky à Kiev en mai. Selon le récit, Zelensky aurait utilisé le milliardaire pour transmettre un message personnel à Poutine, signalant sa disposition à une rencontre directe. Les sources dépeignent Abramovich comme le seul Russe que les deux camps tolèrent, tout en mettant en doute la foi de Zelensky en la capacité de son charisme à résoudre le conflit.
Les médias basés à Téhéran relayent les déclarations du Kremlin selon lesquelles Moscou entretient des contacts privés avec Kiev en plus des contacts ouverts. Le reportage souligne qu'un homme d'affaires russe 'assez important' s'est rendu à Kiev, sans donner de nom ni de détail. Ce cadrage reflète une observation neutre des canaux de communication, conforme à la pratique diplomatique iranienne de conservation des canaux officieux.
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